Céline Barousse a ouvert son auto-école voilà neuf ans. On peut y passer les permis auto, moto, BSR (Brevet de sécurité routière, pour les moins de 50 cm3). Conduite, mais également cours de code.

Depuis trois ans, elle a embauché un moniteur, Thibault, qui suit plus particulièrement les deux roues.

Mais voilà, avec l’arrivée du covid-19ctivité s’arrête net. « Je remercie ma banque qui a fait toutes les démarches pour moi afin que je puisse bénéficier d’un prêt d’État. C’était vital, car ce n’est pas avec les 1.500€ alloués par le Gouvernement que je pouvais faire face», confie Céline.

Et puis voilà qu’un décret autorise la réouverture le 11 mai au matin… jusqu’à 15h30, heure à laquelle un courriel arrive demandant de cesser toute activité.

Il est vrai qu’une voiture est  l’espace de confinement par excellence. A un certain moment, les autorités auraient réfléchi ( ?), à poser une plaque de plexiglas entre l’élève et le moniteur… ». Mais parfois, il faut l’attraper le volant ! »

Et à ce jour, toujours pas de décret pour la réouverture. « Mais je n’ai pas le choix, je prends mes responsabilités. J’ai déjà repris les cours de code avec seulement quatre à cinq élèves à chaque séance au lieu des seize habituels. Pour les cours de conduite, ce sera à partir du 25 mai. Je mets en place les gestes barrière : gel hydro alcoolique, masques, lingettes. Entre chaque élève, c’est une perte de temps d’environ vingt minutes pour la désinfection de l’habitacle. Et nous n’avons toujours aucune date de reprise des examens ! En fait, on est dans le flou, on navigue à vue. » Et en voiture, naviguer à vue n’est pas très bon pour la conduite.