Selon Wikipédia, voici la définition de correspondant local de presse : « Dans le cadre de la presse régionale, le correspondant local couvre l’actualité d’une région différente de celle où est située la rédaction du journal.

Il rédige généralement des articles sur des sujets locaux (faits divers, événements voire portraits), mais peut aussi se contenter de livrer à sa rédaction une série d’informations et de photos, mises en formes et publiées par un rédacteur du journal. Il peut également proposer les sujets de son choix.

Il n’est pas légalement responsable de ses écrits, qui doivent être vérifiés par des journalistes, qui eux, possèdent une carte de presse professionnelle. »

« Les fantômes de la presse locale », selon un article de Médiapart du 19 octobre 2015 (https://blogs.mediapart.fr/les-indignes-du-paf/blog/170714/les-correspondants-locaux-de-presse-les-fantomes-de-la-presse-locale). Un long blog à lire et à relire.

Mais je n’écris pas cet article pour me plaindre de quelque manière qu’il soit. Bien au contraire. J’ai commencé cette occupation en août 2010, tout à fait par hasard.

Commercial toute ma vie, le contact humain me manquait même si j’avais de quoi faire à la maison.

J’ai collaboré dans un premier hebdomadaire commingeois… sans journaliste. Là, quasiment aucune relecture. Des articles en doubles, voire en triple, des fautes d’orthographe à la pelle.

Mais quel plaisir de découvrir : la vie de sa commune, de son canton. La politique locale et ses tensions, la vie dans les Ehpad (pas si négative et si atroce qu’on nous dépeint, en tout cas, je ne l’ai jamais remarqué), la vie associative. C’est sans contestation cette dernière qui est la plus riche, la plus intéressante. L’investissement des bénévoles, la course aux subventions. C’est aussi la photo d’un mariage, le PV qu’un agriculteur a reçu pour son tracteur mal garé à Paris. C’est l’ouverture de la pêche et sa convivialité. C’est l’accès à des évènements, des lieux.

Bref, une activité enrichissante, prenante, voire dévorante. Car lorsqu’on aime, on ne compte pas ses heures, soirées, week-ends.

En 2012, nouvelle expérience dans un autre hebdomadaire local, faisant partie  d’un grand groupe.

Travail plus intéressant, plus riche. Mais également plus contraignant avec une pagination à respecter, des sujets imposés, des sujets à trouver. Remplacer untel ou unetelle au pied-levé.

Des frustrations aussi lorsque les journalistes changent vos titres, qui ne veulent plus rien dire, changent votre contenu que vous avez mis un certain temps à produire, s’imposent sur votre secteur de référence car ils sont journalistes. Le blog de Médiapart en parle très clairement.

A Petite République, peu de contraintes, si ce n’est de ne pas diffuser d’article diffamatoire.

De la réactivité appréciée en ces moments difficiles que nous traversons. Des textes non censurés, non coupés.

Alors, la presse sur le Net va-t-elle remplacer la presse papier ? Je ne le pense pas dans un avenir proche, mais dans dix ans, pourquoi pas.

En attendant, n’hésitez pas, chers lecteurs, à solliciter vos correspondants Petite République. Ils sont là pour vous, à votre écoute. Si vous avez des choses à dire sur ce que nous traversons actuellement, nous pouvons les publier.

N’hésitez pas non plus à vous abonner à la Newsletter.

Et sachez que j’aime ce que je fais et que j’espère le faire encore pendant longtemps.