La dix-huitième édition de « Jazz en Comminges », se tiendra du 20 au 24 mai.  Rencontre avec Pierre Jammes, fondateur du festival avec  Bernard Cadène, et président  emblématique.

Le festival et le Coronavirus

Pierre Jammes : « Tout d’abord le concert d’Anne Paceo, élue artiste de l’année aux Victoires du jazz 2019, prévu le 3 avril, est reporté au 25 septembre prochain, pour cause de coronavirus.

Quant au  festival, il est bien entendu maintenu.  Les réservations ont démarré, mais il y a eu un coup de frein brutal. Si besoin, on diminuera la jauge. »

Car il faut savoir que ce festival de qualité, où des artistes mondialement connus se produisent chaque année, est financé en majorité par des fonds privés, et qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir ces financements. « C’est un travail de toute l’année », confie Pierre Jammes. « Entre la programmation et la recherches de fonds, on n’arrête pas. » Un festival qui tourne avec un budget entre 300 et 350.000€. 367.000€ en 2019. Et puisqu’on est dans les chiffres, ce sont aussi 80 bénévoles qui œuvrent pour que le festival soit une réussite.

Pour Pierre Jammes, ce sera le dernier festival en tant que président. « Cela fait dix-huit ans que je porte le festival. J’ai besoin de recul.»

Un festival pour tous

Jazz en Comminges est un festival voulu pour tous. « Depuis son début, nous avons la volonté de faire rentrer au festival tout le monde, même les moins argentés. Nous allons également dans les maisons de retraite avec les musiciens, à Purpan auprès des enfants hospitalisés. »

« Notre festival attire de plus en plus de public. Bien entendu, grâce à la programmation, mais également aux prix attractifs que nous pratiquons, nettement moins élevés que dans d’autres festivals. Les gens prennent de plus en plus de pass, d’abonnements. Certaines personnes viennent de loin. Elles consomment sur place. C’est bon pour la vie économique locale. »

Le In au parc des expositions :

Le jazz, les goûts du public évoluent, « il faut s’adapter ». Entre la soul musique, avec le Big band Brass, la délicatesse et l’élégance de la pianiste et vocaliste Sarah McKenzie, entre Clara et Jean-Luc Ponty et son répertoire de jazz-rock, Kokorok et leur soul jazz cuivré, il y en aura pour tous les goûts. Sans oublier un hommage à Aretha Franklin disparue en août 2018, par Antibalas.

Le Off au cœur de la ville :

Que ce soit sous le chapiteau Magic Mirrors installé place Jean Jaurès ou en centre-ville, le Off, gratuit, présente des artistes de renommée. On pourra ainsi applaudir le Big band du conservatoire Guy Lafitte, les Clopin-Clopants (swing), Super Extra Large Funky Fun Zone (groove), etc.

C’est aussi des expositions, des conférences et des animations au cœur de la ville.

Réservations, programme complet sur : http://www.jazzencomminges.com/