Lundi 9 mars 2020, Étienne Guyot, préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne, a réuni en préfecture les parlementaires et les élus des collectivités territoriales de Haute-Garonne, avec le directeur départemental de l’Agence régionale de santé (ARS) et le rectorat à ses côtés afin de faire un point sur la situation relative à l’épidémie de coronavirus.

Cette réunion a permis d’échanger avec les élus sur les problématiques rencontrées localement depuis le début de l’épidémie et de délivrer trois messages à l’attention des élus du département :

  1. Les services de l’État sont pleinement mobilisés depuis janvier

Depuis la fin du mois de janvier, les services de l’État en Haute-Garonne sont entièrement mobilisés pour se préparer à faire face à cette crise sanitaire : services de santé et de secours, académie et rectorat, services de la préfecture. Élus, chambres consulaires et acteurs économiques sont associés, dans un esprit de transparence.

À cette heure, 2 cas de coronavirus ont été confirmés en Haute-Garonne et leur état de santé n’inspire pas d’inquiétude.

  1. Des mesures progressives et adaptées à la situation sont mises en place

La France est aujourd’hui en stade 2, ce qui signifie que le virus circule, mais pas sur l’intégralité du territoire. L’objectif est donc d’éviter la propagation du virus, et c’est pourquoi, tout est mis en place pour freiner l’épidémie.

Afin de freiner la propagation du virus à l’échelle nationale, de nouvelles mesures ont été prises par le Gouvernement le 8 mars 2020 :

  • Tous les rassemblements de plus de 1000 personnes, à l’extérieur et à l’intérieur, sont désormais interdits, y compris les rencontres sportives. Les rencontres sportives peuvent donc se dérouler si elles réunissent moins de 1000 personnes (le huis clos peut donc être une solution) ;
  • Les évènements indispensables à la continuité de la vie de la Nation restent autorisés, notamment les manifestations, les concours, les meetings électoraux, ou encore le recours aux transports en commun.
  • Il est recommandé de ne pas rendre visite aux personnes fragiles et âgés à domicile comme dans les établissements médico-sociaux.
  • Dans les EHPAD, le nombre de visites doit être massivement réduit : enfants de moins de 15 ans, proches ou extérieurs présentant des symptômes ou malades.
  • Dans les établissements de santé, il convient de limiter les visites auprès des patients à une seule personne, interdire les visites des personnes mineures et interdire les visites de toute personne malade y compris dans les services de maternité.

Ces mesures s’ajoutent aux mesures ci-dessous toujours en vigueur :

  • S’agissant de la prise en charge sanitaire, l’Agence régionale de santé a mobilisé et organisé l’ensemble du système de santé au niveau régional, en augmentant les capacités de prise en charge des malades et des diagnostics.
  • Le gouvernement a décidé de réquisitionner des stocks de masques et de déstocker une partie du stock stratégique national pour les professionnels de santé, via les officines.
  • Le prix du gel hydro-alcoolique est encadré par décret depuis le 6 mars et les pharmacies sont autorisées à produire leur propre solution, afin de permettre l’accès de ce produit au plus grand nombre.

Par ailleurs, afin de permettre la continuité de la vie économique et sociale de la Nation, les élections municipales de mars 2020 sont maintenues. Des mesures sont mises en œuvre pour assurer le meilleur déroulement des opérations de vote:

  • rappeler les “mesures barrières” à l’entrée des bureaux de vote par voie d’affichage ;
  • concernant les personnes qui devraient porter un masque pour raison médicale : il appartiendra à chaque président de bureau de vote de prendre en compte, dans les modalités de contrôle de l’identité des électeurs concernés, les circonstances particulières qui les conduisent à porter un masque, avec discernement;
  • pour limiter la propagation du virus et de ne pas conduire certains électeurs à renoncer au scrutin, le dispositif de recueil des procurations est renforcé pour les personnes qui sont dans l’incapacité de se déplacer ou les personnes vulnérables accueillies dans des hébergements collectifs ;
  • des recommandations relatives à l’organisation physique des bureaux de vote tendant à limiter les situations de promiscuité prolongée notamment dans les files d’attente seront prochainement précisées.
  1. Tous les secteurs d’activité doivent s’organiser pour faire face à l’épidémie

Nous devons aujourd’hui protéger nos concitoyens et notamment les personnes les plus fragiles, limiter les répercussions pour le monde économique et veiller à assurer la continuité d’activité, notamment des services publics. S’agissant des plans de continuité d’activité, tous les ministères, et tous les opérateurs d’importance vitale, en particulier les entreprises de transport, et les collectivités ont été invités à s’assurer que leurs plans de continuité d’activité sont à jour et prêts à être activés. Ces plans permettent la continuité d’exercice des fonctions critiques des services publics et des entreprises productrices de biens ou de services essentiels.

En lien permanent avec le Centre de crise sanitaire du Ministère de la santé, les équipes de l’Agence régionale de santé Occitanie mobilisent depuis plusieurs semaines l’ensemble des acteurs du système de santé régional face au coronavirus COVID-19, à la fois pour ralentir l’épidémie et préparer la prise en charge sanitaire du stade épidémique. À cette heure, l’ARS a confirmé 47 cas en Occitanie, dont 2 en Haute-Garonne. L’ARS est mobilisée pour organiser la prise en charge des patients concernés et les investigations visant à identifier et informer les personnes qui auraient été en contact rapproché et prolongé avec ces patients. À ce stade, une seule personne est hospitalisée en réanimation dans la région. L’état de santé des autres patients concernés ne présente pas de signe de gravité.

Le rectorat a également rappelé que les services académiques et départementaux de l’Education nationale sont en liens étroits et permanents avec les écoles et établissements scolaires ainsi qu’avec les fédérations de parents d’élèves, afin de les tenir informés des dispositions à prendre et de les accompagner dans la mise en œuvre des recommandations interministérielles. Selon l’évolution du contexte, la fermeture temporaire d’une école ou d’un établissement scolaire pourra être décidée. Un service de continuité pédagogique sera assuré pendant cette période par l’établissement ou l’école, qui peut s’appuyer sur une plateforme pédagogique gratuite du CNED : “Ma classe à la maison”. Ce service offre la possibilité de tenir des classes virtuelles, permettant ainsi de maintenir le lien humain entre l’élève, ses camarades et ses professeurs. Il sera accessible aux élèves concernés de la Grande Section à la Terminale.