Samedi 11 janvier après-midi, Eric Miquel, maire sortant, présentait le bilan de ses douze années passées à la tête de la municipalité.

Cette réunion publique se tenait devant une trentaine de personnes à l’auditorium de l’Hôtel de Lassus, « une salle non municipale, retenue au nom de l’association des élus, afin qu’on ne puisse pas  faire l’amalgame entre le maire et le candidat. »

Le nom de la liste qu’il conduira avec quatorze de ses conseillers actuels (l’ensemble de la liste sera dévoilé début février), portera le même nom qu’en 2014, «  Agir ensemble pour Montréjeau ».

« C’est la première fois dans l’histoire de Montréjeau qu’une municipalité fasse deux mandats d’affilée. Avant, c’était l’alternance », indique Eric Miquel en préambule. Et pour ces nouvelles élections, il  été poussé par ses colistiers afin qu’il se représente. « Ce qui a pesé dans ma décision, c’est la fidélité de mon équipe. J’ai envie de gagner avec vous

Le constat en 2008

Et de revenir sur les années passées, à commencer par 2008 où des urgences étaient à traiter. La première concernait les finances, à tel point qu’aucune banque n’accordait de crédit à Montréjeau. Des mesures drastiques étaient prises à l’époque, comme l’augmentation de 13% de la taxe d’habitation. Au bout de deux ans,  les budgets étaient de nouveau à l’équilibre.

Une autre urgence concernait l’assainissement. « L’État ne voulait plus que la municipalité accorde de permis de construire, tant la situation était désastreuse. » Aujourd’hui, la station d’épuration est prévue pour 3.000 équivalents habitants.

Ce qui a été réalisé

Le regroupement des écoles au Courraou et les travaux réalisés dans les bâtiments. D’autres arrivent.

L’aménagement du lac, pièce maîtresse de la commune. « C’est le meilleur atout de ces dernières années. » Une réflexion est actuellement menée avec la SNCF pour proposer un billet de train agrémenté d’activités proposées au lac.

La construction de la nouvelle maison de retraite qui est aujourd’hui en autonomie financière, alors que beaucoup n’y croyait pas. Elle emploie cinq personnes supplémentaires.

La voûte de l’église qui menaçait de s’écrouler et plombait un peu plus les comptes en 2008. « C’est la première opération que nous avons mené à bien et qui a coûté 160.000€. La dernière opération concerne aussi l’église avec l’aménagement d’un sas. »

La passerelle qui relie Gourdan à Montréjeau. Intéressante pour les touristes qui peuvent ainsi relier Via Garona.

La maison de santé qui va accueillir en février un nouveau et jeune médecin. Sans oublier l’accord obtenu ce vendredi de la part des Conseils Départemental et Régional pour la télémédecine et télé radiologie. Avec un bilan à deux heures.

Dans ce même bâtiment qui abritait autrefois la maison de retraite, un hôtel de standing va voir le jour prochainement. « Il y a une trentaine d’années, il y avait six hôtels à Montréjeau. Cela retiendra les touristes durant les manifestations des mois estivaux. »

La revitalisation du centre-ville avec la mise en place de la carte blanche, soutenue par le Conseil Départemental. Un magasin cette année sera partagé entre un créateur et un artisan d’art.

Questions dans la salle

Des questions étaient posées dans l’assistance. Elles concernaient principalement la sécurité des personnes et des biens. C’est Martine Tarrissan, adjointe, qui répondait. « En 2008, on entendait çà et là que Montréjeau était un « petit Chicago ». En 2014, certains habitants avaient peur. Des opérations ont été menées depuis, comme la fermeture de la petite halle, la mise en place d’une police municipale et l’adhésion à « Voisins vigilants ». Aujourd’hui, on peut dire que la situation s’est nettement améliorée. »