Quatre défaites en cinq matchs, le bilan de début de saison n’est guère enviable d’un point de vue mathématique. Pourtant, la nouvelle équipe mise sur pied a affiché à chacune des ses parties un potentiel indiscutable qui laisse entrevoir un avenir proche sous de meilleurs auspices. Que ce soit contre Villeneuve, contre Albi, contre Limoux ou, dimanche, avec un effectif réduit, contre Lézignan, les Saint-Gaudinois ont, un temps soit peu, fait douter leurs adversaires en jouant un rugby généreux, plein d’envie et conquérant. Mais les hommes de Julien Gérin n’ont encore jamais réussi le match plein. Les quelques erreurs de défense et manques de finition en attaque aux mauvais moments ont, malheureusement à chacune des reprises, coûté très cher.

L’Ours affiche néanmoins son caractère joueur et batailleur. Si dimanche, face à Lézignan, le score de 16 à 34 s’est avéré mathématiquement peu élogieux, dirigeants et public avisés présents sont restés unanimes, les Saint-Gaudinois peuvent maitriser leur art. Pendant 80 minutes, la partie montrée s’est maintenue ouverte, équilibrée, riche en émotions, qualitative dans ses différentes phases de jeu partagées. Lézignan compte parmi les favoris de la compétition. Les blessures déplorées du capitaine Cyril Moliner et des deux recrues australiennes Sam Keenan et Tori Freeman ont fait défaut lors du denier match. Le doute fait regretter l’absence de telles pièces maîtresses.

Chaque année, de coutume, le Racing Saint-Gaudinois démarre sa saison en trombe puis, petit à petit, flanche. Il plait à penser aux présidents Abdel Kebdani et Alain Lagèze que cette année sera le contraire. 2020 est attendue impatiemment. Le 5 janvier, face au Sporting Avignon XIII en pleine réussite (second de poule, 4 victoires en 5 matchs),  l’effectif aura retrouvé son gotha de fous, de tours et de cavaliers. Plus de places aux échecs. Le père Noël est en provenance d’Australie et l’arrivée imminente du nouveau talonneur, Alec Bush, est aussi attendue comme le messie. Les Ours ont montré tout leur potentiel et, si la roue qui tourne remet les pendules à la juste heure, 2020 sera saint-gaudinoise.

BR