Il y a fête et Fête. Surtout en cette période de l’année. On les appréhende puis on s’en gave. La fin de l’année est toujours très riche en extras. Et si certaines sont gravées au calendrier grégorien, d’autres sont devenues localement tout aussi incontournables. La bodega qu’organise chaque année la bande de Pèpe à l’auberge de Préville la nuit du solstice est de celles-là. Il s’agit d’un rendez-vous ritualisé de philanthropes venus se délecter les sens au cœur d’une grange aménagée en lieu de perdition. Malgré la pluie, les rafales de vents et les Djinns, la seizième édition, samedi soir, a une nouvelle fois fait grange comble. Il n’est d’ivresse que de se délecter de se retrouver entre amis. Les cinq cents convives (estimés par les organisateurs, pas par la police) sont pour la plupart des habitués. Ils savaient ce qu’ils étaient venus chercher, ils ont été servis. Garbure et saucisses grillées. Les pichets se sont déversés dans les godets et les gosiers au rythme d’une musique impérativement rock. Les groupes de rock, Bachi Bouzouks puis Mobilum, ont distillé leurs accords jusqu’au bout de la nuit, jusqu’au bœuf pour que chacun puisse sympathiser avec le diable.

BR.