TRIBUS 40 à Sengouagnet ce 21 août nous a présenté son concert aidé par une sonorisation suffisamment discrète pour se faire oublier, soit toute la qualité d’un bon sonorisateur.

Ce qui surprend au-delà du déroulement du concert proprement exécuté, c’est le décalage, la déception même entre le propos avancé par le label « Musiques du Monde » et la réalité de l’expression musicale. Au cours du concert, les couleurs sonores des pays prétendument traversés utilisent les mêmes procédés musicaux sur quelques accords, avec quelques explorations improvisées en solo sans surprise.

On est venu écouter du rêve de voyage par l’appel de la promesse, mais point de clin d’œil aux magnifiques traditions musicales du Maroc ou de l’Inde suggérées. La section rythmique était de bonne qualité, elle a sauvé l’histoire. Dans l’équilibre des sons, il manquait un son long, violon ou instrument à vent, mais la place n’y est pas, le label du groupe est appuyé sur le chiffre trois « Tribus ».

Nous pouvions espérer être emportés par les textes, mais l’attente demeura. Une exception cependant, un morceau nous a véritablement emportés, rythmé à l’énoncé des pays du Monde. Il eut été agréable que ce soit justement celui là qui soit proposé en bis. En vérité, ce n’était pas mauvais et le chanteur extrêmement sympathique, mais juste décalé, un malentendu dommageable sur le choix du label « Musiques du Monde » et le contraste d’une exécution occidentalo-centriste dans le genre musical choisi pour le propos du voyage évoqué.