Ce 3ème samedi  de contestation montre ici, en Comminges que ce mouvement ne semble pas s’essouffler . On est loin de Paris et le monde rural  entend bien faire entendre une voix qui ne faiblit pas.

Au fil des semaines, les actions se sont structurées et si l’intervention des forces de l’ordre a été mal vécue lundi dernier, on ne perd pas de vue l’objectif premier d’infléchir un gouvernement sourd aux revendications qui montent. Après une matinée passée au centre ville de Saint-Gaudens, les gilets jaunes ont rejoint leur point de base stratégique, le rond-point proche de l’échangeur. Les automobilistes se voient offrir leur droit de passage. Pas d’amertume, pas de colère mais  une farouche détermination d’atteindre le but fixé. Patrick se voit bien passer encore des semaines là à manifester. Pour Alain il ne faut pas lâcher. On n’a pas lutter des jours et des jours pour baisser les bras maintenant! Sur le rond-point, Dominique le motard attend ses compagnons de route qui ne devraient plus tarder pour ensemble  exprimer une solidarité sans faille, aux autorités locales.

Dominique comme ses autres compagnons apprécie de constater que 80 % de la population  sympathise avec les gilets jaunes. A un camarade qui semble vouloir ralentir un véhicule, il explique que le but n’est plus de gêner les automobilistes mais de manifester dans le calme ses revendications. Le mouvement se structure, des porte-paroles ont été désignés. Chacun se sent encore plus responsable qu’au premier jour, on entre dans une phase décisive. L’ambiance est toujours aussi bon enfant comme en témoigne la chorale “Rojinegra”  venue de la Barousse pour apporter ses voix aux concerts existant de klaxons et d’applaudissements. La Rojinegra revendique au travers de ses chansons les luttes populaires, les revendications sociales et historiques pour plus de liberté..Ils ont trouvé là, un terrain favorable et comme le précise un des chanteurs:”Si vous avez envie de chanter l’égalité sociale, rejoignez-nous!”