Pour le député Joël Aviragnet la rentrée n’est pas aussi réussie que cela dans sa circonscription, elle cache même de nombreuses tensions.

« Ce gouvernement se gosse de dédoubler les classes en zone défavorisées en ville (REP ou REP+), ce qui est louable mais pas au détriment des zones rurales. Et c’est ce qui arrive, puisqu’il n’y a pas à proprement parler de création de postes. Dès février des fermetures étaient annoncées, puis réévaluation en juin. C’est ainsi que les parents des enfants du Pilat et de la Résidence, ou Martre Tolosane s’étaient mobilisés et finalement les classes ont été maintenues. A la rentrée c’est le cas de Palaminy et de Lafitte Vigordane qui s’est posé.

Pour Palaminy, élus et parents m’ont interpellé et j’ai pu faire jouer la rénovation en cours de logements et un lotissement qui va accueillir prochainement des jeunes parents. La classe a été maintenue. Il faut encore rester vigilant. La problématique se pose aussi pour les collèges, comme au Leclerc de Saint-Gaudens où deux classes ont été supprimées, d’où des classes surchargées 9 classes à 30 élèves, 4 à 27 ou 28. A Salies du Salat aussi, 30 élèves par classes en 6ème. Ces classes devraient intégrer des élèves de l’ITEP (en situation de handicap), ce n’est pas possible dans de telles conditions. Comment intégrer ces enfants ? »

Joël Aviragnet fait partie à l’Assemblée de la commission bioéthique, et sur la fin de vie, il travaille aussi sur le financement de la Sécurité Sociale, dont il est le rapporteur pour son groupe. Quant au numérus clausus… « C’est une bonne chose mais qu’en sera-t-il des zones rurales ? Ce n’est pas parce qu’il y aura plus de médecins qu’ils viendront dans les campagnes. Je vais d’ailleurs interpeller la ministre à ce sujet. Beaucoup de médecins partent dans l’hospitalier, il faudrait des conditions de conventionnement par zones déficitaires. Mais j’ai l’impression que l’on fait tout pour tout regrouper dans les centres urbains, les Métropoles. »