La sauvegarde du patrimoine passe très souvent par beaucoup de bénévolat et des actions discrètes mais efficaces.

Ce fut le cas à Saint-Hilaire ces derniers jours où Howard Bradley est venu depuis Fabas (en Haute-Garonne) travailler sur l’ancienne pendule de l’église.

Ce mécanisme d’horloge, daté du début du 20ème siècle, était en service dans le clocher jusqu’aux années 50, où il fut remplacé par un plus récent à impulsions électriques. La conservation du patrimoine n’ayant pas cours à l’époque, le mécanisme fut donc posé purement et simplement au sol, dans le clocher à côté de son successeur, exposé aux fientes de pigeons! Heureusement, une poignée d’anciens, sensibles à l’histoire du village, ont proposé au maire de nettoyer, réhabiliter et ensuite exposer cette belle pièce d’horlogerie, comme cela s’est fait à Mauzac.

C’est ainsi que, vendredi 2 février, tous étaient sur le pont pour faire redémarrer les travaux. Outre Howard Bradley, venu avec tous ses outils et astuces, il y avait du monde autour de l’équipe municipale. Car pas moins de 4 adjointes avaient tenu à être présentes. Se sont donc retrouvés sur le chantier Mesmin Campagne, le dynamique président de l’association Mauzacaise, le quasi-professionnel spécialiste du mouvement d’horloges Paul Souren sans oublier Messieurs Galès, Sentous et Baudracco.

L’équipe municipale a financé le support qui accueille le mécanisme. Cela a été réalisé par le Centre d’Aide par le Travail du « Bois de la Pierre ». L’équipe l’ayant fabriqué, composée de 16 résidents, était d’ailleurs venue, accompagnée de leur superviseur Guilhem MORERE, moniteur des 2 ateliers « Espace verts » et « Travail du bois », de Sonia FERNANDEZ, chef de service de la ferme, et d’Éric DURAND coordinateur technique et moniteur des ateliers concernant l’agriculture.

Un petit retour en arrière :

Lors de la pose du nichoir pour les chouettes dans le clocher en mai 2015 par « Les Amis de St-Hilaire », il a été demandé au Maire d’envoyer cette horloge au musée Campanaire de l’Isle-Jourdain. Le Maire a proposé de la garder dans la commune. Suite à cette décision, il a été recherché par les bénévoles, dont certains sont membres de « l’Association Louge Garonne Patrimoine » ou des « Amis des Archives 31 », un moyen de mettre ce mécanisme en valeur! Ce qui a amené à cette matinée de travail!

Un grand merci pour son dynamisme à Janine (qui œuvre sans discontinuer pour le patrimoine local en tout anonymat, elle se reconnaîtra).