Devant la poste de Saint-Gaudens il récoltait des signatures de soutien en faveur du non fichage ADN pour les non délinquants sexuel.

C’est ce qui est arrivé à Fabien. En effet lors d’une manifestation contre la loi travail à Toulouse en juin 2016, il s’est opposé à l’arrestation par les forces de l’ordre d’un sans abri. Il sera jugé pour rébellion et violence puis relaxé. Suite à ce jugement un prélèvement ADN est signifié. Il s’y refuse.

«  Ce prélèvement  entraîne systématiquement un procès et c’est parce que je suis considéré comme militant libertaire qu’il est demandé. Il s’agit là d’une discrimination politique et déontologique. D’autres militants d’ATTAC jugés pour des délits mineurs sont dans le même cas que moi. Il y a un mois à ce même endroit, alors que je manifestais contre les compteurs Linky, j’ai été arrêté, menotté et amené au commissariat. C’est un relent de l’ancien temps. Un individu qui signait la pétition a lui aussi été embarqué car il s’opposait à mon traitement. La garde à vue de 7h a été injurieuse. Une mobilisation importante a eu lieu devant le commissariat et je suis libéré. Je dois me présenter au tribunal le 1er mars 2018 pour motif de refus de prélèvement ADN. Suite à cela, un comité de soutien est créé avec l’appui d’ ATTAC, Résistance en Comminges, Nosotros, la CGT… Et des soutiens individuels nombreux. D’où l’appel aux signatures. Nous allons mettre en place des ateliers sur la défense juridique, des débats pour informer sur le fichage ADN formalisé sans distinction de délit. Pour moi l’état d’urgence a permis la répression pour les militants ».

Nous vous tiendrons informés de la suite des évènements.