Sept heures du matin ce lundi 2 octobre, le collectif pour« garder la gare de Carbonne ouverte », se retrouve au passage d’entrée sur les quais, là où un distributeur composteur de billets est installé. Dès l’arrivée à la gare, un premier constat : les parkings sont complets, des véhicules stationnent sur les emplacements bordant l’avenue, face à la gare. Un ballet incessant de voitures qui déposent des usagers de la SNCF attire notre attention. Le premier train pour Toulouse ne va pas tarder à faire son entrée en gare. Après le soutien des élus locaux cet été, voilà que le collectif est rejoint par le syndicat CGT du rail. Nul ne pourra prétendre que la gare de Carbonne ne nécessite pas une ouverture quotidienne avec des agents pour renseigner les usagers et sécuriser les lieux. De gros travaux (nous les relations cet été) ont été entrepris : passerelles enjambant les voies, amélioration des quais, prochaine installation d’ascenseurs pour aider la traversée entre les quais des personnes à mobilité réduite, des femmes enceintes, etc… Ce lundi, les membres du collectif redemandent aux usagers de signer la pétition pour le maintien de la gare ouverte. C’est de bonne grâce que ceux-ci s’exécutent, certaines personnes demandant comment faire pour que d’autres gares sur la ligne Toulouse – Tarbes puissent, elles aussi, rester ouvertes. Les usagers sont inquiets, pourront-ils retrouver les services d’une gare digne de ce nom, indispensables pour un bon fonctionnement ? Les collectivités locales quant à elles ont un souci supplémentaire, alors que le Volvestre est en pleine expansion démographique et économique, que le tourisme prend son essor, pourquoi fermer la gare ? Enfin, les cheminots sont inquiets pour leurs emplois. Les négociations entre l’Etat, la Région et les collectivités locales vont prochainement s’achever, souhaitons que la raison l’emporte.