Échauffourée sous la halle. Une population excédée

Une population excédée, une colère qui gronde, une recherche de boucs émissaires dont on voudrait, d’un coup de baguette magique qu’ils résolvent les problèmes d’une certaine jeunesse en déshérence complète. C’est dans la nuit du 6 au 7 juin 2017 que des échauffourées ont eu lieu sous la halle de Montesquieu Volvestre. Invincibilités, bagarre et début d’incendie sur une voiture fort heureusement maitrisé. Montesquieu qui pleure et qui n’aimerait pourtant que rire.

Des jeunes désoeuvrés, toujours les mêmes, trainent leur ennui et leur mal de vivre sous la halle de Montesquieu Volvestre. Jean Pierre Chevénement les nommait « les sauvageons ». Un comportement pour le moins asocial qui importune une population en mal de quiétude. Ils sont là presque tous les soirs, bruyants, indisciplinés, sans règle, sans repère, sans but et sans le moindre projet. La plupart du temps grisés par l’effet de l’alcool, ils trouvent dans le groupe constitué la force du clan qui se voudrait intouchable.

Les faits

N’en pouvant plus, un riverain appelle la gendarmerie qui se déplace immédiatement malgré une charge de travail à la limite du supportable. Elle connait bien cette équipe dont certains éléments ont été confondus pour des faits antérieurs et déférés devant la Justice. Ce sont des sempiternels palabres pour les calmer et les inviter à plus de respect et de citoyenneté. Un vrai travail qui tient plutôt de celui d’une assistante sociale, au lit à cette heure aussi tardive comme tant d’autres.

Les choses se calment et les gendarmes peuvent repartir vers une nouvelle intervention dans un Volvestre décidément bien grand. Dès qu’ils ont le dos tourné, les difficultés reprennent de plus belle. Deux camps vont s’opposer. Ceux qui n’en peuvent plus d’une situation problématique dont personne ne trouve la bonne solution et ceux qui narguent, souhaitant que la force reste du côté obscur. Une bousculade et des coups sont échangés pour faire cesser cette situation qui n’a que trop duré. L’un des « sauvageons » reçoit un coup au visage et son arcade sourcilière s’ouvre dans un flot de sang. C’est à nouveau les gendarmes, les pompiers et une évacuation vers un hôpital toulousain.

Tout aurait pu s’arrêter là mais tout semble indiquer que, vexés dans leur amour propre, les fauteurs de trouble de la halle de Montesquieu Volvestre aient voulu laver leur honneur bafoué. Comme par enchantement, le véhicule appartenant à l’appelant a commencé à prendre feu sur son lieu de stationnement. Fort heureusement, l’incendie a été rapidement maitrisé et la voiture a été sauvée de la destruction.

La gendarmerie a ouvert une enquête sur l’ensemble des faits.

Une situation explosive

La population de Montesquieu Volvestre n’en peut plus de cet état de fait qui n’a que trop duré…. La tension est extrême et les positions se radicalisent. Chacun y va de sa solution, souvent simpliste, pour que tout cela cesse définitivement. C’est bien sûr toujours de la faute de l’autre si de telles situations existent. On accuse et on cherche des boucs émissaires mais certains accusateurs sont-ils toujours exempts de tout reproche ? Des responsables devront certainement s’asseoir dans la sérénité autour d’une table pour tenter de trouver des solutions durables si tant est qu’elles puissent exister.

Pendant ce temps là, commerçants, artistes, comité des fêtes et gens de bonne volonté tentent d’amener du bonheur et de la joie de vivre dans ce joli village qui ne voudrait pas défrayer trop souvent la chronique des faits divers.