Michel Montsarrat se dit confiant dans l’aboutissement du recours constitutionnel.

Mardi 27 juin le candidat malheureux de La République en Marche, Michel Montsarrat déposait une demande de recours auprès du Conseil constitutionnel. Au soir même des élections quelques suspicions d’anomalies apparaissaient.

Pourquoi ce recours alors que l’on sait que très peu aboutissent ?

« Je le devais à mes électeurs, à tous ceux qui m’ont apporté  leur soutien et leur confiance. La plupart me disait se sentir trahie et spoliée de cette victoire. Je suis sportif et je peux accepter la défaite, cela n’est pas un problème. Toutefois il est apparu un trop grand nombre d’incohérences et d’improbabilités pour que mon équipe et moi-même nous n’envisagions cette demande de contrôle. Nous avons été encadrés par une équipe de contrôle à Paris et le grand avocat Jean-Pierre Miniard, en personne, nous a poussés en ce sens. C’est donc une décision mûrement réfléchie, et non pas un caprice de mauvais perdant. L’entre deux tours a vu un regroupement de socialistes prêts à tout pour conserver leur fief entre leurs mains depuis des décennies. Une pression sans aucune mesure et des promesses de campagne faites aux élus. Je sais que la fonction est difficile et que la majorité d’entre eux exerce cette fonction avec abnégation et honnêteté. On a essayé par tous les moyens de me discréditer par rapport à mes affaires, des casseroles comme l’on dit que je traînerais. Mais m’aurait-on dans ce cas là honoré de la médaille de l’ordre du mérite du Commerce et de l’Artisanat ? Je ne le crois pas. J’en tire, il est vrai une grande fierté et cela me motive à me battre, surtout lorsque mes clients me réaffirment leur soutien et leur confiance. »

Que changerait votre élection pour la 8ème circonscription ?

« Je n’ai aucune animosité envers Joël Aviragnet qui est juste prisonnier d’un système obsolète qui a maintenu notre territoire sur le bord du chemin du développement qu’il mérite. Malheureusement, il continuera pendant sa mandature à devoir faire campagne pour chacun de ses soutiens afin de renvoyer l’ascenseur à ses « protecteurs ». Et donc ne pourra librement se consacrer aux seuls intérêts de développement du territoire. Il sera donc improductif, réintroduit dans le circuit PS, mascarade qui ne peut plus aboutir. Aujourd’hui la société civile ne se reconnait plus, moteur, dynamique nouvelle, sur lesquels il faut surfer pour ne pas encore une fois rester sur le bord de la route. »

Si vous aviez été élu cela serait-il différend ?

« Bien sûr il est toujours plus facile de se faire entendre lorsque l’on est proche de certains ministres. Madame Delga nous l’a assez répété. Même non élu je continuerai à me battre pour mon territoire, faire remonter des idées et des dossiers que d’autres élus appuieront. Même dans la société civile je continuerai à servir les autres. »