Des incivilités qui mettent les nerfs à vif aux élus et à la population.

Ce sont des sentiments d’exaspération et de colère qui animent la population de Montesquieu Volvestre. Leur commune, où il ferait si bon vivre, est la proie d’incivilités de toutes sortes qui mettent les nerfs à vif à tout un chacun. Les élus et la population préféreraient vivre au seul son des phases finales du club de rugby local, des animations de qualité proposées tout au long de l’année plutôt que d’alimenter les colonnes des faits divers.

Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 avril 2017, un incendie s'est déclaré dans des containers poubelles se trouvant au niveau de la salle des fêtes de Montesquieu Volvestre. Rapidement, le feu s'est propagé à la façade de la salle. Fort heureusement, un riverain alerté par la lueur des flammes
 a immédiatement contacté les sapeurs-pompiers locaux qui sont parvenus à maîtriser l'incendie, évitant ainsi des dégâts considérables. Un appentis ainsi que le sol de la devanture de l'édifice municipal ont néanmoins été endommagés. Une enquête est en cours mais tout semble indiquer que l'origine de ce sinistre n'est pas accidentelle. 

A l'abri des regards et éloigné du centre de village, ce site est devenu un lieu de rencontre où des jeunes, visiblement désœuvrés, viennent se rassembler pour tuer le temps, temps dont ils ne savent que faire. Comment combler l'ennui qui vous accable ? Par stupidité, par manque de repère citoyens ou civiques ou par provocation à tout système représentant une autorité, ils commettent des incivilités dont les conséquences peuvent se montrer catastrophiques. Ce défi à l'autorité s'est à nouveau exercé dans la nuit du 27 au 28 avril. Ces « sauvageons » comme aurait aimé les appeler Jean-Pierre 
Chevênement lorsqu'il était ministre de l'intérieur, sont revenus sur les lieux même de l'incendie. "C'est notre zone" ont-ils écrit!  A l'aide d'une bombe de peinture, ils ont tagué le mur de la salle des fêtes avec des inscriptions faisant la promotion de la drogue, de l'alcool et défiant les forces de l'ordre par des insultes.
 Dès le matin, une délégation d 'élus accompagnée par la policière municipale sont venus sur place afin de constater les dégâts. Un sentiment d’écœurement mais la farouche volonté de se battre pour que la sérénité revienne dans le village.

Au cours des semaines précédentes, plusieurs feux de poubelles et dégradations diverses de mobilier urbain ont eu lieu dans cette commune. Des plaintes ont été déposées à la gendarmerie. Ce type d'enquête est complexe car, hors flagrant délit toujours difficile à obtenir, il faut rassembler les preuves pour 
que les auteurs puissent être cités devant une juridiction pénale. Il y a loin dans un état de droit entre la suspicion populaire qui désigne avec facilité un ou des coupables et des éléments tangibles établissant les éléments constitutifs d'une infraction. Légitimement,  on peut comprendre que tout le monde aspire à une
 grande efficacité dans la résolution d'une telle affaire qui pourrit la vie des citoyens, augmentant le sentiment d'insécurité. Des faits qui ne sont pas très graves en soi pris séparément mais qui sont simplement insupportables dans la conscience collective. C'est pour cela que la gendarmerie fait un appel à témoin à travers ces colonnes : « Tout témoignage permettant d'apporter des éléments aux enquêtes en cours est le bienvenu. Merci de contacter la brigade de Montesquieu au 05.61.90.40.17 ou la brigade de Carbonne au 05.61.87.83.17 »