Loin des tumultes d’une campagne présidentielle où s’affrontent deux candidats éloignés des préoccupations de la vie quotidienne des Haut-Garonnais, Marie Caroline Tempesta, candidate du parti socialiste dans la 7° circonscription, continue avec discrétion et efficacité sa campagne pour les législatives. Une volonté d’écouter avec attention, en prenant le temps, les différents acteurs socio-économique du territoire. Il s’agira, si les électeurs lui font confiance, de défendre les dossiers à l’assemblée nationale avec toute la connaissance nécessaire acquise lors de ces rencontres formelles.

Ce mardi 25 avril, elle a rencontré trois agriculteurs, membres de la fédération des CUMA ( coopérative d’utilisation de matériel agricole ) de la Haute-Garonne à savoir le président Mathieu Solle, le vice président monsieur Georges Azam et monsieur Alain Tapiau en tant qu’ancien président.

Les CUMA permettent aux agriculteurs de mettre en commun leurs ressources afin d’acquérir du matériel agricole. C’est devenu une nécessité vitale car le matériel agricole est un investissement très important. Entre 2003 et 2013 il a augmenté de 50% et la mécanisation devenue indispensable correspond à 40% du chiffre d’affaire d’une exploitation. Les CUMA deviennent de plus en plus un élément incontournable pour beaucoup d’exploitations qui doivent impérativement réduire leurs charges de production. La réforme de la PAC les positionnent comme outil efficace de réduction des charges. Elles sont reconnues par les Pouvoirs Publics et les responsables politiques et professionnels.

La fédération des CUMA en Haute-Garonne c’est 4 millions d’investissement par an et 4000 adhérents. Ce sont aussi des aides du département, de la Région, de l’Europe. C’est pour le Conseil Départemental de la Haute-Garonne, une aide de 34000 euros par an pour le fonctionnement et 200 000 euros par an pour l’investissement.

La discussion a donc porté sur le danger de la disparition du conseil départemental. « Ce serait catastrophique pour les 70 % des agriculteurs qui sont adhérents aux CUMA, CUMA qui ne peuvent vivre qu’avec les aides du département. Ce serait aussi catastrophique pour les agriculteurs qui souhaiteraient s’installer sur des petites structures. »

Un tour de table des différentes préoccupations du monde agricole en général et des CUMA en particulier a été fait. L’occasion pour la candidate Marie Caroline Tempesta de bien s’imprégner de la problématique des difficultés que traversent depuis de nombreuses années les agriculteurs dans l’exercice de leur métier pourtant indispensable à la survie des populations.