L’an dernier, Luchon a été la première ville de l’hexagone a accueillir des migrants.

Dans la nuit de lundi à mardi, ils seront une cinquantaine à être hébergés dans les bâtiments du CCAS de l’EDF et ce dans le cadre du démantèlement de la “jungle” de Calais souhaité par l’Etat (lire ici).

Des réfugiés qui devraient rester à Luchon jusqu’à fin janvier 2017, la maison familiale gérée par la CMCAS devant accueillir par la suite les vacanciers.

Pour le maire de Luchon, Louis Ferré “notre pays est un territoire d’accueil et d’ouverture, c’est du devoir des communes d’assurer cet accueil”. Une position qui tranche avec celle de son homologue de Saint-Gaudens, Jean-Yves Duclos, qui a entamé un bras de fer avec le ministre de la ville pour protester contre l’implantation d’un CADA (Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile) sur sa commune (lire ici).

Le plan de répartition des migrants de la Jungle de Calais doit se traduire par l’accueil de 1.445 personnes dans les 13 départements de l’Occitanie.

Rappel :

François Hollande l’a certifié lors de sa venue fin septembre, à Calais : “L’ensemble du périmètre de la lande” sera évacué “le plus rapidement possible”, c’est-à-dire avant le 21 décembre.

Cette évacuation concernera à la fois le campement illégal de réfugiés, dans la zone industrielle des dunes, où s’entassent les tentes et baraques en bois. Mais aussi le Centre d’accueil provisoire (CAP) qui regroupe 1 500 places dans des conteneurs aménagés en logements.

Ce CAP “n’a pas vocation à être maintenu”, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais.

Au total, ce sont entre 7.000 et 10.000 Soudanais, Irakiens, Syriens… qui vont être déplacés, à partir du 17 octobre.