Politique de la ville

Depuis 2014, la municipalité est engagée dans le dispositif de politique de ville qui suppose, comme la loi l’impose, une concertation étroite entre les collectivités territoriales et l’état pour un projet de territoire dans une vision à long terme. Or l’état, sans concertation ni discussion, projette d’implanter un centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) rue du Pradet, donc en plein cœur du quartier prioritaire de la politique de la ville. Cette absence de dialogue est en contradiction totale avec la démarche d’élaboration du contrat de ville.

Dans une lettre adressée le lundi 5 septembre au préfet de région (dont copie au sous-préfet de Saint-Gaudens), Jean-Yves Duclos l’informe que la municipalité suspend toute participation au contrat de ville tant que le projet d’implantation du centre d’accueil n’est pas abandonné.

Lors du conseil municipal qui s’est tenu le 12 septembre avec comme question unique la demande à l’état d’abandonner ce projet d’implantation, Jean-Raymond Lépinay semblait avoir davantage de renseignements sur ce projet d’état et aurait voulu en parler plus longuement. Michel Perez a déploré une confusion dans cette délibération entre la politique de la ville et ce projet de centre d’accueil et a souhaité savoir où en était le contrat de ville. Jean-Yves Duclos a estimé que l’on s’écartait du sujet de la délibération et a mis fin prématurément aux débats. Ce qui a provoqué l’ire des élus d’opposition, Mme Mouniélou qualifiant même ce vote de mascarade. Ces derniers ont alors quitté la salle et n’ont donc pas participé au vote. La délibération a été par conséquent adoptée à l’unanimité des membres présents.

Peut-être que cette dernière a été mal formulée car il aurait sans doute été préférable de demander à l’état de trouver un autre site d’implantation qui soit extérieur au périmètre du quartier prioritaire afin de ne pas interférer avec la politique de la ville.

Dans un communiqué de presse dont vous trouverez le texte ci après, les services de l’état déplore l’attitude du maire qui risque de priver les habitants du quartier prioritaire de dotations publiques mais n’entendent pas modifier le projet d’implantation de CADA.

Le communiqué de presse :

suspension-du-contrat-de-ville-par-le-maire-de-saint-g