Jean Louis Ribes a 55 ans. C’est un enfant du pays qui est né dans le petit village du Bois de la Pierre. D’une fratrie de 3 enfants, cet entrepreneur atypique est issu d’un milieu très modeste.

Ses parents métayers dans une ferme du Volvestre lui ont transmis toutes ces valeurs fondamentales qui font qu’un homme peut devenir grand sans abîmer les autres. Les mots travail, solidarité, persévérance et engagement personnel prennent, dès la tendre enfance, une connotation particulière qui marquera le reste de sa vie. On n’est pas juste dans des mots prononcés on est dans l’élaboration d’un savoir être. Ce pur produit de l’école de la République, tel que la décrit auto biographiquement Marcel Pagnol, a complété ses acquis indispensables à tout citoyen responsable.

Par envie d’autonomie, Jean Louis Ribes a été confronté très tôt au monde du travail. Monsieur Albert Boarin se souvient encore de ce gamin vaillant qui se montrait curieux de tout et on voyait déjà poindre cette aptitude à vouloir progresser. Muni d’un simple bac en poche (pas si mal à l’époque), doté d’un sens concret des relations et disons le, d’un certain charisme, ce jeune adulte âgé de 19 ans partait à l’aventure de sa vie.

D’abord se grandir et se construire

Très rapidement les employeurs remarquent ce collaborateur qui a soif d’apprendre, de comprendre et qui s’investit sans compter. On lui confie des responsabilités très rapidement et Jean Louis Ribes comprend avec une certaine gravité qu’on lui fait confiance. Cet investissement lui ouvre nombre de portes et notamment dans le complément de sa formation initiale. A, à peine 20 ans, il manage déjà une cinquantaine de personnes.
C’est d’abord  dans l’entreprise STUDEC puis à SOGECLAIR que Jean Louis Ribes va se grandir et se construire. Que ce soit durant son détachement à Airbus où durant sa période parisienne, il développe ses savoirs « faire » et « être » et diversifie ses connaissances.

« Me sentant prêt et ne pouvant maitriser mon avenir professionnel, je voulais retrouver une liberté. »

Fin 93, Jean Louis Ribes sent que le moment est venu de se lancer dans une nouvelle aventure. En un homme réfléchi, il demande à être licencié et pendant 1 an, il va échafauder la construction de son projet.  Fin 94, cet entrepreneur dans l’âme crée la société (Distribution Services industriels).
«  Je voulais rester dans la technique. Mon réseau de connaissances m’a permis de démarrer très vite. Au bout de quelques mois, Airbus me demande de réfléchir à l’emploi des handicapés. N’étant pas touché de près ou de loin par le handicap et n’en n’ayant pas dans mon entourage immédiat, je n’avais aucune sensibilité particulière sur cette problématique. Je n’y connaissais rien mais j’accepte pour lui rendre service.  A l’époque je n’avais aucun employé. Au début ce fut très compliqué avec l’administration. J’ai rencontré la première personne handicapée dont personne ne veut dans le monde du travail. Ce fut une grande révélation. »

Un précurseur dans l’économie solidaire

« . J’allais découvrir une injustice dans le handicap au travail qui allait me révolter. Je  décide alors de déposer un agrément que j’obtiens non sans difficulté lié à mon manque d’expérience dans le handicap. C’était le 30 janvier 1996, il y a tout juste 19 ans. Le 7 février 1996, j’embauchais mon premier salarié. Nous sommes plus de 550 aujourd’hui dont 86 % de salariés’handicapés. »

Un développement très rapide.

« Au départ les premiers salariés handicapés faisaient des saisies des notes des bureaux d’études d’Airbus en français et en anglais (5 ou 6 personnes). C’est la connaissance du milieu métier qui a permis de me développer rapidement. J’ai appliqué des principes simples : Tout l’argent que je gagnais était réinvesti dans la création d’autres activités évitant ainsi  l’endettement. Cette diversification a été concrétisée par la création des 5 pôles qui m’ont, en fait, permis d’embaucher tous les types d’handicap.
J’ai, d’une manière concomitante, beaucoup investit sur la formation des hommes, la qualité des machines et nos infrastructures. »

Bureautique editique

Tous les métiers qui touchent aux activités de bureau (saisie, standard, accueil, traitement de bases de données etc…

Print
toute la partie impression / imprimerie numérique offset etc…
Industrie
Développement informatique SSII /service informatique / service recherche fondamentale et appliquée. Service câblage aéronautique/ logistique industrielle (Airbus)
Logistique
Transport/ Stockage et gestion
Multi services
espace paysager / second œuvre bâtiment / Travaux publics

Quelques chiffres
DSI 25 millions d’euros de chiffre d affaires
Croissance moyenne de plus de 20 % par an depuis de la création.
Aucun client ne dépasse 10 % du chiffre d affaire.
Travaille essentiellement avec les grands comptes du CAC 40.

DSI et le développement économique du territoire
Je crois au développement économique du territoire et notamment à celui du pays sud toulousain. Je suis convaincu que l’avenir passe par la décentralisation de la métropole toulousaine. Nous habitons un territoire riche avec beaucoup d’atouts. On peut donner une qualité de vie à nos collaborateurs. L’arrivée du numérique du haut débit a permis l installation d activités comme la notre. En tant qu’enfant du pays je suis très heureux d avoir installé mes activités sur Carbonne.

Le mot de la fin
« On m’a fait confiance, j’ai essayé de le rendre ». Je suis à la tête d’une très belle équipe et des collaborateurs engagés dans ce qu’ils font. Je suis attaché à ce que l’entreprise soit au service des hommes. Nous avons cette chance formidable de pouvoir s’occuper des autres, c’est une richesse inestimable. L’humaniste que je suis souhaite que l’homme reste au cœur de notre société. A travers cette récompense que le Petit Journal m’accorde, c’est à l’ensemble des employés de DSI qu’elle revient. Ils en seront fiers, j’en suis sûr.