Mort de José Capela à Saint-Gaudens : l’enquête se poursuit

Le décès du gérant du Café 50, survenu après une agression dans la nuit du 24 au 25 octobre, a profondément bouleversé la ville. Le procureur appelle à la prudence face aux spéculations qui circulent en ligne : à ce stade, la piste raciste n’est pas retenue.
À Saint-Gaudens, la mort de José Capela a provoqué une vive émotion. Âgé de 60 ans, ce commerçant est décédé lundi des suites de ses blessures, après une violente altercation survenue près du Café 50, l’établissement dont il était le patron. Les circonstances précises du drame restent à établir.
Une enquête pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner a été ouverte. D’après les premiers éléments communiqués par le procureur de la République, une dispute impliquant plusieurs personnes alcoolisées aurait débuté dans un bar. Des personnes seraient ensuite entrées et sorties du Café 50. José Capela serait sorti pour tenter d’apaiser la situation. Une nouvelle altercation aurait alors éclaté, au cours de laquelle une personne est tombée au sol.
Le commerçant a été transporté au CHU de Toulouse-Purpan, où il a succombé à ses blessures. Plusieurs personnes ont été entendues par les enquêteurs, mais aucune n’avait été placée en garde à vue au moment des déclarations du procureur, mardi 27 octobre. Une autopsie doit également contribuer à préciser les circonstances du décès.
Le parquet appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives
Alors que des hypothèses circulent sur les réseaux sociaux, le procureur a regretté l’emballement autour de l’affaire. Il a notamment précisé que les éléments recueillis à ce stade ne faisaient pas apparaître de mobile raciste ni de dimension liée à l’appartenance communautaire. L’enquête devra toutefois établir le déroulement exact des faits et les responsabilités éventuelles.
Dans l’entourage de José Capela, la stupeur et la douleur dominent. Un membre de sa famille le décrit comme un père très attaché à ses proches, qui avait consacré une grande partie de sa vie à sa famille et à son travail. Sa disparition brutale laisse, selon ses proches, un profond sentiment d’injustice.
Depuis huit ans, José Capela faisait vivre plusieurs commerces du centre-ville de Saint-Gaudens. Au Café 50, il organisait régulièrement des soirées le week-end. Ceux qui l’ont connu se souviennent d’un homme travailleur, entreprenant et plein de joie de vivre, très investi dans la vie locale.

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