Communiqué de la Région Occitanie
Trois lettres d’intention ont été déposées ce jeudi 22 octobre auprès du Tribunal de commerce de Toulouse par le groupe portugais Ghost, l’État et la Région Occitanie. Elles traduisent leur volonté commune de faire aboutir un nouveau projet industriel pour Fibre Excellence Saint-Gaudens, prévoyant la relance de la production de pâte à papier et le développement d’activités de transformation à forte valeur ajoutée, pour un investissement autour de 200 M€. La concrétisation du projet nécessite du temps pour l’industriel. L’État, la Région et le groupe Ghost poursuivent leur travail pour préparer l’avenir du site et organiser une période de transition, dont les conditions industrielles, sociales et environnementales font déjà l’objet d’échanges.
Depuis plus d’un an, la Région Occitanie est mobilisée pour identifier une solution de reprise et a pris contact avec plus de 130 industriels. Ces démarches ont permis de faire émerger le projet du groupe Ghost, spécialisé dans la fabrication de produits d’hygiène et de papier à usage domestique. En plus de la relance de l’activité pâte à papier, il prévoit notamment la création d’une unité de transformation de la pâte à papier en produits finis sur le site de Saint-Gaudens.
Le 19 octobre, à l’initiative de Carole Delga, le dirigeant de Ghost a présenté son projet et ses besoins au ministre de l’Industrie, Sébastien Martin. À la suite de cet échange, les trois partenaires ont confirmé leur volonté de poursuivre les travaux nécessaires à sa réalisation, notamment à travers les courriers déposés auprès du Tribunal de commerce.
En l’absence d’offre finalisée à ce stade, la liquidation judiciaire apparaît comme l’issue la plus probable, dans l’attente de la décision du Tribunal de commerce. Pour autant, cette situation ne remet pas en cause les perspectives ouvertes par le projet Ghost, qui nécessite encore plusieurs mois de préparation.
Des réunions de travail sont déjà engagées pour organiser cette période de transition, avec deux priorités : assurer le meilleur accompagnement possible aux salariés, grâce notamment à la mobilisation des dispositifs de l’État, et sécuriser et préserver les équipements industriels ainsi que les compétences du site, dans le respect des obligations environnementales. Ce travail se poursuivra avec le Tribunal et les organes de la procédure, tandis que les échanges avec Ghost doivent permettre de finaliser les conditions nécessaires à la réalisation de son projet et à la reprise de la production. Par ailleurs, l’entreprise Sopréma est toujours mobilisée pour l’avenir industriel du site.
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie : « Depuis maintenant plus d’un an, nous sommes mobilisés aux côtés des salariés, avec les représentants syndicaux et des élus locaux, pour sauver Fibre Excellence. Face à cette nouvelle étape judiciaire, je me bats pour les protéger et préserver l’avenir du site. Les dirigeants du groupe Ghost ont besoin de temps pour faire aboutir un projet industriel solide et ambitieux qui prévoit 200M€ d’investissement. La Région reste pleinement mobilisée. »
Un projet industriel majeur pour l’avenir de Saint-Gaudens porté par le groupe Ghost
Un industriel solide et expérimenté : le groupe portugais Ghost, déjà client de Fibre Excellence, spécialisé dans les produits d’hygiène et présent dans plus de 30 pays.
Une ambition industrielle nouvelle : relancer la production de pâte à papier et créer à Saint-Gaudens une usine de 50 000 m² pour la transformer directement sur place en produits finis (couches, papier toilette, essuie-tout…). L’objectif est de développer des activités à plus forte valeur ajoutée.
Un investissement de 200 M€ qui demande du temps : son déploiement nécessitera plusieurs étapes d’études, d’autorisations et de financement. Un redémarrage de la production de pâte à papier est envisagé sous 12 mois, tandis que la mise en service de l’ensemble du projet est prévue à plus long terme.
Une transition industrielle et sociale à préparer : des échanges sont déjà engagés entre les partenaires pour définir les conditions de préservation du site et de ses savoir-faire, sécuriser l’accompagnement des salariés et répondre aux obligations environnementales.




