Le 11ème Salon international Art Résilience organisé par le Musée de Saint Frajou a révélé les prix attribués aux artistes des différentes catégories, peinture dessin, sculpture et photographie.
C’est dans cette dernière discipline que William Massias a remporté le Prix du Jury, pour son magnifique cliché Lavande, visiteur du soir. « Cette photo a été prise un soir de l’été dernier, dans des champs de lavande du côté de Lahage. J’avais un appareil bricolé par mes soins, explique l’artiste, à partir d’un obturateur datant des années 1900. J’utilise un papier calque et je reprends en photo avec mon appareil numérique l’image sur le papier calque. C’est ce qui donne cet aspect ancien et vieillot sur la photo finale, que je travaille ensuite longuement pour aboutir au résultat que je recherche. »
Sa passion pour la photographie, dont il n’a pas fait son métier, William Massias l’a découverte au lycée, lorsqu’un surveillant a expliqué aux élèves la technique du développement en noir et blanc. Ce fut une révélation pour le jeune garçon qui n’a cessé depuis, de manière totalement autodidacte, de travailler la lumière dans ses photos. Toujours avec une prédilection pour le noir et blanc, où « l’œil va à la rencontre de ce qui est le cœur de l’image, de ce que j’ai choisi de révéler de mon impression première. » Sa manière très personnelle de photographier privilégie la prise de vue empirique, qui permet de cerner au plus près le sujet et la lumière, avec un petit côté système D qu’il affectionne. « Mon domaine c’est le post-traitement, confie-t-il, d’abord dans mon labo, puis je suis passé au numérique. »
Habitant Savères en Haute Garonne, il gère depuis trois décennies le club photo de Bérat. Membre du Mouvement Art Résilience, cet artiste talentueux, discret et attachant participe à la vie culturelle du musée de peinture de Saint-Frajou.







