Septembre est un mois en effet où l’activité reprend au jardin, après le ralentissement imposé par les canicules à répétition subies cet été.
Les récoltes continuent, les figues sont presque finies déjà, les pots de confiture s’alignent sur les étagères, au côté des compotes de poire et de pomme. Décompactez-là autour des pieds d’artichauts et ajoutez en amendement un bon compost, et une fine couche de paillage. Plus tard quad le froid s’installera, il faudra ramener le feuillage et le lier avec une ficelle. Ainsi le cœur de la plante sera au chaud. Si vous avez des petits rejets, appelés œilletons, détachez-les avec précaution, sans blesser les racines ni endommager la plante-mère. Repiquez-les dans des pots individuels, mis à l’abri pour l’hiver, avant de les installer en avril-mai, une fois bien développés, dans le potager.
C’est aussi le temps des alkékenges ou physalis, ou encore coqueret du Pérou, à récolter. Solanacée rameuse aux longues tiges, elle porte les petits fruits ronds acidulés, bien connus, contenus dans une enveloppe qui ressemble à une petite lanterne orange. Ils sont appréciés en pâtisserie, à l’apéritif ou en confiture. C’est une annuelle sous nos climats, ressemez-la systématiquement pour plus de sûreté.
Préparez vos planches d’ail à la grelinette et profitez pour désherber. Dans quelques jours vous creuserez de légers sillons dans lesquels vous installerez tous les 15 à 20 cm une gousse d’ail blanc, la pointe vers le haut. Ne recouvrez pas trop et n’arrosez pas.
L’arrière-saison est propice à la plantation de conifères, d’arbustes et de plantes de terre de bruyère. Le sol est encore tiède et le cycle végétatif en repos, donc installez vos acquisitions (pour la haie ou le décor) dans un trou bien large, avec terreau au fond mêlé à la terre du jardin. Une fois la plante installée, posez le tuteur si besoin, recouvrez du même mélange et tassez -pas trop- pour former une cuvette d’arrosage. Pensez à mettre un drainage (billes d’argile, gros graviers…) si votre sol est compact et retient l’eau l’hiver. Les rhododendrons et ses collègues auront le même sort mais avec de la terre de bruyère. Continuez d’apporter du fumier sur vos parcelles préparées. Ramassez les premières feuilles mortes pour les stocker en vue de futurs paillages.



