Carole Delga : 24 jours pour sauver les emplois de Fibre Excellence à Saint-Gaudens

Le Tribunal de Commerce de Toulouse a de nouveau délibéré ce matin (30/07/), au sujet du projet de reprise du site de Saint-Gaudens  porté par un nouvel industriel. Le Tribunal a octroyé une nouvelle période de sursis, jusqu’au 24 août, pour le dépôt d’une offre de reprise consolidée permettant de sauvegarder les emplois du site commingeois. Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, salue cette décision et rappelle sa mobilisation de toute heure pour sauver l’entreprise :

« Mes équipes et moi, nous sommes mobilisées depuis plusieurs mois, jour et nuit, afin d’assurer la survie de Fibre Excellence et, plus largement, de la pâte à papier et de la filière bois françaises.

La Région Occitanie a pris contact avec de nombreux industriels pour sauver les deux sites de l’entreprise. Si seul le groupe Combat Holding avait donné suite à cette possibilité (offre rejetée par le Tribunal lundi), l’un d’entre eux s’est positionné, la semaine dernière, afin de reprendre le site de Saint-Gaudens.

Je salue l’engagement, les compétences et la solidité du groupe alsacien Sopréma, véritable opportunité pour faire vivre Fibre Excellence à Saint-Gaudens, et remercie son PDG Monsieur Bindschedler, qui n’a pas hésité à déposer hier soir une garantie de 2 millions d’euros.

Aujourd’hui, la décision du tribunal nous donne l’occasion de démontrer que la production de la pâte à papier a encore un avenir en France, diminuant des importations massives au bilan carbone désastreux. Notre pays ne peut continuer à subir les délocalisations à l’étranger. Trois semaines en été, c’est court : l’État doit jouer un rôle prépondérant. J’appelle les industriels du secteur, de la filière bois et autres opérateurs et investisseurs à se mobiliser et se manifester pour construire cette nouvelle aventure industrielle ensemble.

Les salariés de Fibre Excellence, leurs familles et les habitants du territoire comptent sur nous. Avec la même détermination qu’aux premières heures, nous sommes au travail et nous avons 24 jours pour transformer cet espoir en réalité. 

Je réitère ma solidarité et mon plein soutien aux salariés du site de Tarascon et leur rappelle notre mobilisation pour l’avenir du site industriel. »

Mots-clés :

Articles en relation :