Assises de lutte contre les actes antireligieux

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Ces Assises s’inscrivent dans la volonté exprimée par le Président de la République de renforcer la mobilisation collective face à un phénomène qui porte atteinte à des principes fondamentaux de notre pacte républicain : la liberté de conscience – celle de croire, de ne pas croire et de changer de croyance –, la liberté de culte et la protection de chaque citoyen, quelles que soient ses convictions religieuses.
Cette mobilisation est pleinement justifiée par l’évolution préoccupante de ces actes antireligieux, phénomène observé au niveau national. Le bilan 2025 du ministère de l’intérieur met en évidence le maintien de ces actes à un niveau particulièrement élevé et rappelle qu’aucun culte n’est aujourd’hui épargné.

Ces atteintes, qu’elles visent des personnes, des lieux ou des symboles, fragilisent la cohésion nationale et nourrissent des logiques de rejet incompatibles avec les valeurs de la République. Face à cette réalité, l’État agit avec détermination. Ainsi, au niveau national, plusieurs leviers ont été mobilisés : renforcement des dispositifs de protection des lieux de culte et engagement continu des forces de sécurité intérieure, mais aussi soutien financier important pour la sécurisation des lieux de culte. Le ministère de l’intérieur conduit également un dialogue régulier avec les représentants des différents cultes afin d’adapter les réponses de sécurité aux réalités du terrain.

Dans notre département dont l’histoire récente est hélas marquée par la haine antireligieuse, cette mobilisation se traduit concrètement par un travail permanent associant la préfecture, les services de police et de gendarmerie, les services de renseignement, le parquet, les collectivités territoriales et les responsables des cultes.

Je veux ici saluer le travail essentiel qui est mené et l’engagement de tous dans la lutte contre ces actes, qui n’ont pas leur place dans notre République : Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne.

Les assises de lutte contre les actes antireligieux, un nouvel outil au service d’une mobilisation commune

Création des assises
Les Assises territoriales de lutte contre les actes antireligieux ont été annoncées par le Président de la République à l’occasion de ses vœux aux cultes, le 12 janvier 2026.

Elles poursuivent un triple objectif :
– Mobiliser l’ensemble des acteurs concernés pour mieux comprendre et connaître le phénomène des actes antireligieux ;
– Bâtir une approche commune de prévention et de sûreté pour amplifier les actions locales de sécurisation ;
– Identifier des pistes nouvelles afin de mieux prévenir, documenter et réprimer ces actes antireligieux

Principaux acteurs mobilisés dans le département
Au niveau départemental, ces assises mobilisent l’ensemble des partenaires mobilisés sur la question de la lutte contre les actes de nature antireligieuse :

– Les représentants des différents cultes ;
– Les représentants de l’État :
– Procureurs de la République de Toulouse et de Saint-Gaudens ;
– Rectorat de l’académie de Toulouse et direction des services de l’Éducation nationale de la Haute-Garonne ;
– Les forces de sécurité intérieure, dont le renseignement territorial ;
– Les représentants d’associations mobilisées sur les thématiques de lutte contre les actes antireligieux ;
– Les élus locaux de communes propriétaires de lieux de culte importants.

Déroulé des assises départementales

Les assises départementales de lutte contre les actes antireligieux se sont déclinées dès le 10 juin 2026 en Haute-Garonne, sous la forme de groupes de travail thématiques préparatoires, afin d’identifier les principaux axes de réflexion devant être abordés en session plénière.

Le 24 juin 2026, les assises départementales se tiennent au format plénier en préfecture et se déclinent en plusieurs temps forts :
– Synthèse des actes antireligieux dans le département en 2024, 2025 et pour le début de l’année 2026, présentée par les forces de sécurité intérieure ;
– Présentation des suites judiciaires accordées à ces actes, par les procureurs de la République de Toulouse et de Saint-Gaudens ;
– Restitution des échanges ayant eu lieu le 10 juin, afin de définir des priorités et les préconisations à suivre dans le cadre de la lutte contre les actes antireligieux.
Ces préconisations seront étudiées finement au sein d’une commission nationale, qui se tiendra en fin d’année 2026.

Le soutien financier de l’État à la sécurité des lieux de culte

Le programme de la sécurisation des sites culturels  (SSC) vise à soutenir les affectataires ou les propriétaires des lieux de culte dans la mise en place de dispositifs de vidéoprotection et de sécurisation de leurs bâtiments. Il permet le financement de caméras à l’intérieur et aux abords immédiats des lieux de culte, de dispositifs anti-intrusion (porte blindée, vidéophone, interphone, etc.) ainsi que de projets de sécurisation à l’intérieur des bâtiments (verrous, salle de confinement, etc.).

Un programme financier largement plébiscité par les cultes

En 2025, 89 projets ont été financés pour un montant total de 3,7 millions d’euros.

Le culte juif a bénéficié de 2,7 millions d’euros et représente 45 % des projets financés en 2025 ;
Le culte chrétien a bénéficié de 611 666 euros en 2025 (+ 10 % par rapport à 2024), et représente 26 % des projets financés sur l’année ;
Le culte musulman a bénéficié de 363 488 euros, et représente 23 % des projets financés en 2025.
Le culte bouddhiste a obtenu le financement d’un projet à hauteur de 51 513 euros en 2025.

Depuis 2015, l’État a mobilisé plus de 47,8 millions d’euros pour financer la protection de près d’un millier de lieux de culte.
En Haute-Garonne, en 2025, près de 145 000 € ont été dédiés à la sécurisation de lieux de culte.

 

 

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