Jean-François Coutens, alias Jeff, est bien connu à l’Isle en Dodon pour son musée du charron et de la couture, où il collecte et expose depuis des années des machines à coudre anciennes. Homme de passions -chanteur, compositeur, collectionneur, vigneron, et bien d’autres cordes à son arc-, Jean-François est aussi un homme de cœur, et il vient encore une fois de le prouver.
Samedi dernier 10 mai, il est parti avec son épouse Mireille à Laguépie dans le Tarn, pour apporter à l’association L’R de Rien Couture un lot de machines révisées et en état de marche, qui vont partir pour le Tchad et d’autres pays d’Afrique, avec de la mercerie et des tissus. L’R de Rien Couture est une association tarnaise qui tient à rendre l’art de la couture accessible à tous, en prenant plusieurs chemins, tels que l’humanitaire, en envoyant des machines à coudre en Afrique et par l’organisation d’évènements en lien avec la couture et les tissus.
L’histoire
En octobre 25, Caroline de l’R de Rien, a visité le site internet du musée de la couture de Jean-François Coutens et pris contact avec lui pour récupérer des machines à pédales. A pédale car l’électricité n’est pas toujours accessible dans certaines régions africaines. Justement Jean-François venait de monter dans son grenier 8 machines qu’il n’utiliserait pas pour le musée, et qui pourraient être offertes à l’association. En mars dernier, une première visite à Laguépie a permis de mettre au point les étapes de cette action. Dûment réparées et prêtes à servir, les engins vénérables ont donc pris le départ samedi 10 mai pour Laguépie dans le Tarn. Il a été mis à profit le départ d’un container de dons sur le départ, prévu le 20 mai, pour y ajouter le don des machines à coudre.
Un échange de bons procédés
L’association a offert à Jeff 7 machines à coudre très anciennes qu’elle ne peut pas envoyer, qui prendront place dans son musée. « Dans le lot, se félicite Jeff, j’ai trouvé une machine créée par Elias Howe, inventeur américain du début du XIXème siècle, qui a imaginé des prototypes équipés du système copié ensuite par Peugeot et Singer. Une trouvaille historique exceptionnelle. Il y avait aussi une Marseillaise, fabriquée en Allemagne, importée de Saxe en 1905. C’est un magnifique échange et je suis heureux de participer à cette action caritative. J’apprécie que mes machines puissent servir et trouver une seconde vie, plutôt que de dormir dans un grenier. C’est vraiment la preuve que ces objets du quotidien sont solides et presque éternels en quelque sorte. »
La collaboration avec le musée de Jean-François Coutens continuera dans l’avenir, une belle aventure humaine et solidaire à suivre.




