LGV Bordeaux-Toulouse : l’État doit désormais garantir ses engagements dans la durée

Communiqué du groupe des élu·es du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen d’Occitanie

Les élu·es du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen de la Région Occitanie prennent acte des déclarations du Premier ministre, affirmant le caractère « irréversible » du projet de LGV Bordeaux Toulouse et annonçant de nouveaux engagements financiers de l’État.

Après des mois d’incertitudes, de reports, de contradictions budgétaires et de doutes entretenus jusque dans les plus hautes sphères de l’État, cette clarification était devenue indispensable pour les territoires, les usager·es, les salarié·es du secteur ferroviaire et les collectivités engagées dans le financement du projet.

Pour les élu·es communistes, le développement du rail constitue une nécessité écologique, sociale et industrielle. Toulouse demeure aujourd’hui la grande métropole française la plus mal reliée au réseau ferroviaire national à grande vitesse. Cette situation pénalise les habitant·es, l’économie régionale et l’aménagement équilibré du territoire.

La LGV ne peut cependant être pensée comme un projet réservé aux seules métropoles. Les arrêts intermédiaires sont indispensables et nous serons vigilant·es quant à leur pérennité. Il faut aussi que le ministère prévoit des investissements massifs dans les lignes de desserte fine du territoire, du développement du fret ferroviaire, afin de développer une véritable politique publique de mobilité accessible à tous.

Les élu·es communistes rappellent également que l’État doit assumer pleinement ses responsabilités financières. Il n’est pas acceptable que les collectivités territoriales soient continuellement sollicitées pendant que l’État hésite, ralentit ou se désengage partiellement.

Nous refusons que ce projet stratégique serve demain de prétexte à une privatisation rampante des infrastructures ferroviaires ou à des montages financiers qui feraient peser le coût sur les usager·es et les collectivités.

Le Groupe CRC restera vigilant sur la nécessité de poursuivre le projet sur la ligne Bordeaux-Toulouse-Dax, dans la garantie de ne pas recourir à un Partenariat Public Privé pour sa construction. Le respect des engagements financiers de l’État, les conditions sociales et environnementales du chantier, la transparence des coûts et l’articulation indispensable entre LGV et service public ferroviaire régional constitueront nos priorités.

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