Pays sud toulousain : Gérard Roujas transmet le flambeau après une aventure collective exemplaire

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Après avoir marqué de son empreinte la vie institutionnelle du territoire, Gérard Roujas, premier président et créateur du Syndicat du pays sud toulousain, s’apprête à tirer sa révérence. L’âge venant, mais aussi la sagesse de celui qui a longtemps porté ce projet collectif, l’heure est venue pour lui de laisser place à une nouvelle équipe. Dans quelques jours, il franchira discrètement et avec beaucoup d’émotion cette petite porte dérobée qui mettra fin à 61 ans de vie publique et politique. Avant son départ, il a souhaité livrer à ses successeurs ce qu’il ressent comme un véritable “testament” : une transmission fondée sur le travail en équipe, valeur qui lui a toujours tenu à cœur.

Une étape cruciale qui a tout changé

Cette succession intervient postérieurement à une étape qu’il a fallu mettre en place il y a quelques mois. Après le départ d’un directeur et face à une baisse significative des subventions des collectivités territoriales ainsi que de l’État, le pays s’est trouvé dans une situation délicate. La situation financière a contraint les élus à repenser profondément sa gouvernance. Une transformation rendue possible grâce à un fort investissement collectif, reposant en premier ressort sur l’engagement des élus du bureau mais également des cadres des services et de l’ensemble des agents. Une étape cruciale qui allait tout changer.

Du côté des élus, Gérard Roujas, Gérard Caplanquet, premier vice-président, et Michel Zdan, vice-président, se sont totalement mobilisés pour faire face à cette période difficile de transition. Dans un esprit de cohésion, d’investissement, de respect et d’amitié, ils ont porté une organisation qui, pour beaucoup, relevait d’un véritable pari : celui d’une forme d’autogestion assumée, exigeante, presque “à la Rocard”, mais qui aura finalement parfaitement fonctionné.

Ce succès n’aurait pu réussir sans l’implication des salariés, de leurs encadrants et de l’ensemble des acteurs du territoire. Avant de passer le relais, Gérard Roujas a tenu à remercier chaleureusement les membres du bureau, les équipes administratives et techniques, ainsi que les quelque cent maires composant ce vaste territoire. Tous ont contribué à maintenir un cap commun dans une période pourtant incertaine.

S’il part aujourd’hui avec le sentiment du devoir accompli et l’esprit tranquille, l’ancien président n’ignore pas pour autant que quelques nuages pourraient apparaître à l’horizon. Mais il laisse derrière lui une organisation renforcée par l’épreuve et portée par une conviction simple : c’est ensemble, et seulement ensemble, que l’on peut faire avancer un territoire.

A la fin de notre entretien Gérard Roujas citait Antoine de Saint Exupery : « Il y aura toujours une autre occasion, un autre ami, une force nouvelle. Pour chaque fin, il y a toujours un nouveau départ. »

Le dernier baron du territoire d’une génération de politique qui portait d’autres valeurs et d’autres codes va pouvoir recentrer sa vie sur d’autres pôles d’intérêts. Bonne route président Roujas, bonne route Gérard …

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