Lors de la Commission permanente du vendredi 20 février, sur proposition de Carole Delga, les élus régionaux ont approuvé le dossier de demande de statut de Service Express Régional Métropolitain (SERM) pour le bassin toulousain et les engagements pour mener à bien ce projet. Cette décision marque une avancée essentielle dans la concrétisation de ce projet destiné à améliorer les déplacements quotidiens de 1,4 million de personnes.
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a déclaré : « Chaque jour, des milliers de concitoyens perdent du temps libre dans des embouteillages interminables. De ce fait, la pollution atmosphérique à Toulouse dépasse régulièrement les seuils limites fixés par l’Organisation Mondiale de la Santé. C’est inacceptable. À l’heure où Toulouse s’apprête à devenir la troisième ville de France, avec une croissance démographique record, la puissance publique a le devoir d’agir maintenant pour préparer les déplacements de demain. Partout où cela est possible, il faut développer les transports en commun et décarbonés.
Avec le Département de Haute-Garonne et Toulouse Métropole, nous portons le projet de SERM toulousain pour offrir un réseau fiable, performant et adapté aux besoins des salariés et des usagers du quotidien. 91 % des habitants le réclament. Ce projet est vital pour la qualité de vie, l’attractivité et l’avenir de notre territoire.
Mais il ne pourra réussir que collectivement, avec l’engagement financier de toutes les collectivités, notamment sur le volet ferroviaire du SERM et l’intermodalité avec les transports urbains opérés par TISSEO, pour lequel nous attendons toujours un engagement clair du syndicat de transports toulousain. À date, ce point reste flou. En outre, le soutien financier attendu incombe également, et principalement, à l’État, s’agissant d’une initiative du Président de la République, Emmanuel Macron, prise en novembre 2022, en annonçant sa volonté de créer des RER « dans les métropoles françaises ». Nous attendons aujourd’hui que le Président tienne parole. L’avenir du bassin toulousain se construit maintenant et ensemble. »
Un investissement d’avenir qui nécessite un engagement clair de l’État
Engagé dès janvier 2024, lors des Rencontres Mobilités Urbaines et Territoires organisées par la Région Occitanie, le SERM toulousain a obtenu sa labellisation officielle le 27 juin 2024, marquant le lancement de sa phase de préfiguration. Pour consolider ce dossier, les partenaires ont sollicité l’appui de la Société des Grands Projets (SGP Développement). Le travail de fond mené depuis plusieurs mois a abouti à l’élaboration du dossier de demande de statut de SERM, présenté aux partenaires du territoire et adressé au Ministère des Transports début 2026.
Le projet de SERM toulousain nécessite des investissements importants. Lors de la mission de préfiguration, une analyse approfondie a permis d’estimer les coûts globaux du projet à 4,8Mds€ d’investissements à horizon 2040, auxquels s’ajoutent 124M€ de surcoûts annuels d’exploitation.
Ces montants, préliminaires et appelés à être affinés dans les prochaines études, s’inscrivent dans une dynamique de financement partagé. Pour ce faire, un soutien financier de l’État est attendu, conformément aux annonces du Président de la République, afin d’accompagner cette transformation majeure des mobilités dans la grande agglomération toulousaine.
Le projet de SERM toulousain en bref
Le projet de SERM toulousain s’appuie sur l’étoile ferroviaire existante à six branches, avec notamment pour objectifs de :
- Doubler la fréquence en heure de pointe (jusqu’à 2 trains par heure), pour atteindre une cadence minimale de 10 à 15 minutes ;
- Élargir l’amplitude horaire de 5h à 23h ;
- Améliorer la régularité et la fiabilité du réseau ;
- Renforcer l’intermodalité avec des pôles d’échanges optimisés pour les correspondances (métro, covoiturage) ;
- Déployer un système unique de tarification, de billettique et d’information voyageurs.
Calendrier prévisionnel :
Phase 1 :
- Dès 2027, ouverture de la halte Route de Launaguet en interconnexion avec la ligne B ;
- Dès fin 2028, mise en service de la 3ème ligne de métro (voir encadré ci-dessous) et des interconnexions ferroviaires à Colomiers, Route de Launaguet, Matabiau, Montaudran et Labège.
Phase 2 : En 2031, mise en service des Aménagements Ferroviaires du Nord de Toulouse (AFNT) et augmentation de l’offre ferroviaire sur l’axe.
Phase 3 : Horizon 2040, mise en place progressive d’un système de mobilité multimodal proposant des alternatives efficaces à l’autosolisme.
La Région Occitanie renforce son soutien financier à la 3ème ligne de métro, très attendue par les Toulousains
La Région Occitanie soutient également la réalisation de la 3ᵉ ligne de métro à Toulouse. Elle reliera Colomiers à Labège et proposera plusieurs interconnexions avec le réseau ferré notamment à Colomiers, Launaguet – La Vache, à la gare Matabiau, Montaudran et Labège – La Cadène. Cette nouvelle infrastructure vise à désenclaver les quartiers périphériques, réduire la dépendance à la voiture individuelle en offrant une alternative performante pour les trajets domicile-travail, dans une métropole où la population ne cesse d’augmenter.
Pour cela, les élus régionaux ont approuvé une aide supplémentaire de 8,5 M€ lors de la Commission permanente en décembre dernier, venant compléter les 2 M€ déjà alloués en décembre 2024.








