Carbonne : Ne pas oublier le major Mortier Frédéric du GIGN abattu à Gensac … Il y a 9 ans

Durant le discours de Yannick Foucaud "N'oublions jamais"
Durant le discours de Yannick Foucaud "N'oublions jamais"

Le 19 janvier 2007, le MDL Chef Frédéric Mortier, membre du GIGN est tué par un forcené à Gensac sur Garonne. Il avait 34 ans et toute une vie devant lui consacrée au service des autres.

C’est un devoir de mémoire pour les gendarmes d’active de se souvenir que leur camarade a donné sa vie pour venir à leur secours,  au secours de la patrouille d’intervention de la communauté de brigades du Volvestre qui avait été accueillie au domicile du forcené par des tirs répétés de balles de guerre. En plein délire, il se croyait à la guerre d’Algérie et que des ennemis voulaient attenter à sa vie. Étant un malade mental, les gendarmes du GIGN ont tout fait pour épargner la vie de cet homme qui avait perdu la raison et ce fut au péril de l’un des leurs.

Ce 19 janvier 2026 à 11 heures, le capitaine Patrice Rubio, adjoint au commandant de compagnie de Muret, le major Lettelier, commandant la communauté de brigades du Volvestre à la tête d’une délégation de son unité, le major Christophe Mortier frère de Frédéric décédé au cours de l’intervention, l’ ex capitaine Yannick Foucaud qui commandait le Volvestre au moment des faits, Denis Turrel maire de Carbonne, se sont réunis devant la plaque commémorative située à l’entrée de la gendarmerie de Carbonne.

Une cérémonie très émouvante avec une prise d’armes où la musique aux morts et la marseillaise ont retenti pour rendre les honneurs à Frédéric Mortier mort en service commandé ce soir du 19 janvier 2007. Un dépôt de gerbes est venue clôturer ce moment de recueillement où des larmes discrètes ont coulé tant ces souvenirs douloureux ont marqué à jamais.

Dans son discours l’ex capitaine Yannick Foucaud en s’adressant aux gendarmes d’active devait souligner cette impérieuse nécessité du devoir de mémoire pour ce frère d’arme qui est allé jusqu’au sacrifice suprême. La plaque commémorative n’est pas juste un bout de marbre avec un nom qui doit être regardé chaque fois que l’on passe devant. Elle est le symbole qui doit nous rappeler qu’un jeune homme de 34 ans qui avait une vie, une famille dont un père qui ne se remettra jamais de la perte de ce fils.

Yannick Foucaud a retracé les circonstances du drame pour que les nouvelles générations comprennent et n’oublient pas…

Frédéric Mortier, membre du GIGN

 

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