Coeur de Garonne : Le SM GALT au chevet de la rivière Louge

Une visite en présence d’élus du syndicat et des communes a permis d’expliquer l’action du syndicat.
Une visite en présence d’élus du syndicat et des communes a permis d’expliquer l’action du syndicat.

Entre Terrebasse et Le Fousseret, la rivière Louge bénéficie d’une restauration en profondeur grâce à deux chantiers complémentaires pilotés par le syndicat mixte Garonne Aussonnelle Louge Touch (SMGALT), et confiées aux entreprises Philip Frères et Naudin.

Une visite en présence d’élus du syndicat et des communes concernées a permis d’expliquer l’action du syndicat. Sur 12 km, seuls les arbres générant des désordres sont coupés tandis que les trouées sont reboisées. Les principaux problèmes soulignés par Aurélia Makiello, technicienne du syndicat, sont les glissements de berge entrainant les arbres dans le lit, les robiniers faux acacia vieillissant, et les peupliers qui tiennent mal les berges et offrent une grande prise au vent, comme en témoignent les nombreux chablis après les tempêtes de cette année.

Une restauration complète de la Louge

Mais le syndicat ne s’est pas arrêté là et « pour traiter le problème à fond, il fallait restaurer aussi le fond de la rivière » indiquait Cassandra Bonnard. Ce sont 36 camions de galets et 125 tonnes de blocs qui sont venus enrichir son lit. Des banquettes aménagées font ainsi reméandrer les écoulements. Une partie des galets qui sera remobilisée par les crues enrichira des secteurs plus à l’aval où des gros blocs ont été posés. Les résultats attendus sont multiples : stabilisation du lit, dissipation d’énergie en crue, rafraichissement de l’eau en basses eaux, filtration des polluants et augmentation de la biodiversité. Un suivi scientifique a été mis en place pour évaluer l’efficacité des travaux. Cédric Baron, maire de Montoussin, élu au syndicat et agriculteur riverain de la Louge confirmait être dans l’attente de l’évolution dans le temps de ce type de travaux qui va à l’inverse de ce qui était fait autrefois, avec la récupération du sable et des galets pour les constructions alentours.

Pierre-Alain Dintihac, président du syndicat, soulignait « Le SM GALT agit pour redonner à nos rivières leur fonctionnement naturel. C’est le résultat d’un engagement collectif fort au service de nos territoires et des générations futures ».

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