Clarac : Hommage à José Ferris, Président de l’Aéroclub du Comminges

Crédit photo : Aéroclub du Comminges

José Ferris, Président de l’Aéroclub du Comminges, est décédé le 30 mars dernier. Ses amis de l’aéroclub lui rendent hommage.

Né en 1956 en Espagne, José Ferris a grandi dans l’Aude, au cœur des Corbières, à Salsignes où travaillait son père. Issu d’un milieu modeste, il développe très tôt une passion profonde pour l’aviation. Il effectue ses premiers vols à l’aéroclub de Carcassonne, à une époque où, dans les années 70, le coût encore accessible du carburant permettait de s’élever facilement dans les airs.

Devenu instituteur puis professeur à Carcassonne ou il demeure, José n’a jamais cessé de voler. Cette passion pour le ciel s’accompagnait d’un goût marqué pour la spéléologie, autre manière d’explorer le monde, entre profondeur et altitude.

Dans les années 2000, il s’installe en vallée d’Aure, terre d’origine de son épouse Christiane. Naturellement, il rejoint l’Aéroclub du Comminges, où il poursuit son engagement et son plaisir de voler, notamment au-dessus des Pyrénées, qu’il aimait faire découvrir aux autres.

Il devient ensuite Président de l’Aéroclub il y a près de dix ans. Son obsession dans cette fonction: maintenir des tarifs abordables pour tous tout en volant en sécurité. Une tâche exigeante qu’il assumera avec courage et dévouement, jusqu’au bout, malgré la maladie, jusqu’à ce lundi 30 mars qui nous laisse aujourd’hui dans la tristesse.

Son ami Pierre témoigne :

« Si nous avons commencé à piloter à peu près à la même époque, il y a plus de cinquante ans, je n’ai véritablement connu José que lorsqu’il a rejoint l’Aéroclub du Comminges.

Entre nous, le lien s’est créé immédiatement, porté par notre passion commune pour le pilotage, notamment celui de notre fidèle Piper, aujourd’hui âgé de 75 ans.

Très vite, j’ai perçu en lui les qualités d’un futur président. Il a accepté cette responsabilité après sa retraite de l’Éducation nationale, et l’a exercée avec un engagement remarquable, suscitant le respect et l’admiration de tous.

Au fil des années, nous avons partagé de nombreux rassemblements aériens. Le dernier, en juin de l’an passé, nous a réunis à Paray-le-Monial, parmi 150 avions venus de toute la France et d’Europe, pour le rassemblement des avions à train classique.

Je garde en mémoire José, marchant parmi ces machines, certaines rares, comme ce Dewoitine D27 de 1930, venu de Suisse, unique au monde encore en état de vol.

Ces moments, faits d’échanges, de passion et de convivialité, resteront gravés, tout comme ce magnifique retour au-dessus de la chaîne des Puys. »

José laisse derrière lui le souvenir d’un homme engagé, passionné et généreux.

Bon vol, José.

 

 

 

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