Montréjeau : Une intrusion au collège Bertrand Laralde ? Un exercice de sécurité nécessaire

Crédit dessin : IA

Communiqué de la Préfecture de Haute-Garonne

Un exercice » plan particulier de mise en sûreté » simulant une intrusion était organisé mercredi 15 avril  dans le collège Bertrand Laralde. Cet exercice avait pour objectif de tester la coordination interservices, notamment des forces de sécurité intérieure et améliorer la connaissance de l’établissement scolaire.

Il devait également permettre l’activation et le test du plan ORSEC Nombreuses victimes. Le plan NOVI est un plan d’urgence pour secourir un nombre important de victimes dans un même lieu. Il fait partie des plans d’urgence élaborés dans le cadre du dispositif ORSEC : organisation de la réponse de sécurité civile. Le plan NOVI est déclenché par le préfet et mobilise l’ensemble des acteurs de la chaîne de secours.

Cet exercice a mobilisé environ 390 personnes parmi lesquelles les élèves et personnels du collège ainsi que les services suivants :

– la préfecture et la sous-préfecture de Saint-Gaudens
– l’éducation nationale (direction des services départementaux de l’éducation nationale et le rectorat)
– la gendarmerie
– le service départemental d’incendie et de secours de la Haute-Garonne
– le SAMU
– la cellule d’urgence médico-psychologique (qui intervient en soutien des personnes impliquées)
– les parquets de Toulouse et Saint-Gaudens
– l’agence régionale de santé
– la mairie de Montréjeau

Pourquoi est-ce important de réaliser des exercices ?

La sécurité civile a pour objet la prévention des risques de toute nature, l’information et l’alerte des populations ainsi que la protection des personnes, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes par la préparation et la mise en œuvre de mesures et de moyens appropriés relevant de l’État, des collectivités territoriales et des autres personnes publiques ou privées.

Parmi ces moyens figurent les exercices. Ils permettent de tester l’efficience et le caractère opérationnel de la planification de crise élaborée par les acteurs concernés. En effet, l’efficacité avec laquelle l’organisation réagit face à une situation d’urgence dépend en grande partie de la politique instaurée de formation et d’entraînement. Les exercices constituent alors la clé de voûte de ce processus en permettant la mise en pratique des dispositions prévues dans les documents de planification.

Mais la culture du risque passe aussi par les citoyens eux-mêmes. Le citoyen doit être le premier acteur de sa sécurité. Pour cela, il doit s’informer sur les risques auxquels il est exposé, s’approprier les bons comportements et se préparer à faire face aux crises, via notamment la définition de son propre plan individuel de mise en sûreté (PIMS). Le développement de la culture du risque vise à renforcer la prise de conscience de la nécessité de ces actions. Chacun doit savoir comment réagir qu’il s’agisse d’une intrusion dans un collège, de la montée des eaux, d’un accident sur un site industriel ou bien encore en cas de feux de forêt.

https://www.georisques.gouv.fr/me-preparer-me-proteger/mon-plan-familial-de-mise-en-surete

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