Un demi-millier de personnes, 420 selon la police, se sont données rendez-vous à Saint-Gaudens ce samedi 14 février 2026 pour sauver l’usine Fibre Excellence et ses emplois, pour la sauvegarde de la filière bois dans le Sud-Ouest.
La pluie persistante a conduit les organisateurs à modifier le parcours, initialement prévu jusqu’au site industriel, et à le raccourcir pour se retrouver devant la sous-préfecture, comme le samedi 31 janvier précédent.
Une centaine de salariés de la «cellulose» ont entrainé dans leur sillage les représentants de l’intersyndicale regroupés derrière une banderole commune CGT, CFGT, FO, FSU, Solidaires. Ils précédaient les élus, notamment, la présidente de Région Carole Delga, le député du Comminges et du Savès Joël Aviragnet, la présidente de la Communauté de communes Magali Gasto-Oustric et le maire de Saint-Gaudens Jean-Yves Duclos.
Une manifestation point d’étape pour les salariés et les syndicalistes en quête de soutiens déterminés parmi les habitants, les commerçants, et les élus. A trois reprises depuis le début de l’année, les représentants du personnel ont échangé avec les membres du CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle). La dernière fois, le mercredi 11 février à Paris, les représentants du personnel de l’usine de Saint-Gaudens étaient présents avec ceux de l’usine de Tarascon (Bouches du Rhône). Une prochaine réunion est prévue le jeudi 26 février. Elle se tiendra entre les deux dates de fermeture initialement envisagées, le 15 février pour le site de Tarascon, le 15 mars pour celui de Saint-Gaudens.
Les syndicats et les élus pressent le gouvernement face à une situation qui menace l’économie locale, et la souveraineté nationale dans le domaine de l’industrie papetière. Le gouvernement est ainsi face à une problématique économique, sociale et politique, le coût de production de l’électricité de Fibre Excellence supérieur à son prix de rachat (fixé par l’État) qui a généré une perte financière de 30 M€ en 2025, une baisse de demande et des prix de la pâte à papier produite, et le nombre d’emplois menacés par une fermeture d’usine (350 emplois sur la seule usine de Saint-Gaudens, avec 5 000 emplois indirects). Les syndicats attendent un engagement de l’État et du gouvernement dans le sauvetage de son industrie papetière.
Sur quelles hypothèses travaille le Comité interministériel de restructuration industrielle? Une question d’avenir qui interroge des milliers de salariés, leurs familles, et les forces vives des territoires où ils vivent et qu’ils font vivre. Avec l’annonce de 9 millions d’euros avancés par l’actionnaire pour soutenir la trésorerie, les syndicats veulent voir un début de réponse positive.
Devant la sous-préfecture de Saint-Gaudens, l’intersyndicale a réitéré son appel à la solidarité et au soutien de tous les acteurs de la vie locale.










