C’est presque un quatrième mandat que vise Jean-Michel Losego, car l’édile occupe le fauteuil de maire depuis la démission de Pierre Marquois en 2010. Il a été ensuite élu pour deux mandatures successives et c’est avec toujours autant de volonté et de détermination qu’il postule pour un troisième engagement.
Comment abordez-vous cette nouvelle campagne électorale ?
« Nous sommes fin prêts, la liste paritaire sans étiquette de 15 personnes, compte dix anciens de la précédente équipe, et les nouveaux colistiers ont été facilement recrutés. C’est un groupe plaisant et soudé, qui souhaite travailler en harmonie au service des Aurigacais. Une lettre sera envoyée à chaque habitant prochainement, et un journal fera le bilan de nos actions. »
Quels sont vos objectifs pour la ville et ses habitants ?
« Nous voulons continuer le travail accompli sur Aurignac, un travail axé sur l’amélioration du quotidien des habitants, ainsi que sur la notion d’accueil. Accueil pour les nouveaux résidents, les gens de passage, les visiteurs, les touristes, ainsi que les migrants car Aurignac bénéficie d’un centre d’hébergement, un PRAHDA, installé en 2017. Aurignac a réellement une vocation d’ouverture et d’inclusion.
Pour nous il est essentiel de rendre la vie plus agréable à nos concitoyens, avec la réfection de bâtiments, la rénovation des écoles, le fleurissement et la végétalisation des espaces publics, le soutien aux associations qui dynamisent le village. Car nous avons ici un tissu associatif très vivace, avec deux tiers-lieux et nombre de structures de loisirs, de culture, de sport, d’art… Il est important de les accompagner dans leurs divers secteurs d’activité. »
Qu’est-ce qui vous motive pour un troisième mandat ?
« Ce qui me porte dans cet engagement au service de la ville, c’est la certitude que l’on peut faire bouger les choses, qu’on peut améliorer la vie des citoyens. C’est travailler sur des projets qui vont dans ce sens. Je vois aujourd’hui Aurignac un peu comme je l’avais rêvée, et je suis heureux de tout ce qui a été accompli. J’ai envie de continuer sur cette lancée. Les projets sont nombreux. Il faut aussi s’adapter aux nouveautés, toujours dans l’optique du bien-être et du bien-vivre au quotidien. Bien sûr il n’y a pas que des bons côtés dans la fonction de maire, ça prend beaucoup de temps et la vie personnelle est un peu mise de côté parfois. Et sans l’adhésion et le soutien des proches, et une équipe compétente sur laquelle s’appuyer, rien ne serait possible. »
La fonction de maire a-t-elle changé selon vous ?
« Depuis 15 ans, la société a évolué et avec elle le rapport qu’entretiennent les gens avec le maire et les élus en général s’est également modifié. Il y a sans doute un peu plus d’exigence sur l’immédiateté des réponses à apporter. On constate aussi le détachement de l’État vis-à-vis des collectivités, sur lesquelles il s’appuie beaucoup moins qu’avant. Par contre les services publics reviennent dans les territoires et sont davantage à notre écoute. Et bien sûr, les budgets sont revus à la baisse. Il faut composer avec tout cela et c’est ce que nous allons faire. C’est une fonction de terrain, avec une équipe où les sensibilités politiques s’il y en a, peuvent s’agréger, du moment que la volonté de travailler ensemble est là, selon des valeurs de solidarité, de justice sociale, d’altérité et de laïcité, pour le bien de tous. »
Une réunion publique est prévue le 11 mars à Aurignac.









