Saint-Blancard Cap d’Astarac : La Résidence de Répit Partagé, la toute 1ère en France, va voir le jour

Le sénateur Alain Duffourg s'est exprimé pour saluer la réalisation de la Résidence de Répit partagé à Saint-Blancard.
Le sénateur Alain Duffourg s'est exprimé pour saluer la réalisation de la Résidence de Répit partagé à Saint-Blancard.

La Résidence de répit partagé, une victoire pour le territoire

La cérémonie des vœux de Christine Huppert, maire de Saint-Blancard Cap d’Astarac -commune nouvelle avec Sarcos, Cabas-Loumassès et Monbardon- s’est déroulée vendredi 23 janvier, dans une salle des fêtes comble. Devant un parterre d’élus et d’invités de marque, dont le député Jean-René Cazeneuve, le sénateur Alain Duffourg, les représentants des Forces de l’Ordre et des Sapeurs-pompiers, Mme Huppert a fait le bilan de l’année écoulée. La réouverture du bureau de tabac, du multi-services et restaurant le Proxi, la création d’une Maison d’Assistantes Maternelles, ont apporté un souffle nouveau au village.

Mais la grande nouvelle, ce fut l’annonce du démarrage des travaux de la Résidence de répit partagé, premier établissement de ce type en France.

Une première en France

La fermeture du CRF (centre de rééducation fonctionnelle) de Saint Blancard en 2022, délocalisé à Montaigut, avait laissé un bassin de vie exsangue, mais c’était sans compter sur la pugnacité de Christine Huppert et ses partenaires, bien décidés à réactiver la dynamique économique et sociale de leur territoire.

Annoncée l’an dernier, la Résidence de répit partagé installée dans les locaux du CRF, va voir le jour dans les mois qui viennent, ainsi que l’a annoncé par vidéo Olivier Baron, président de l’ALEFPA (association laïque pour l’éducation, la formation, la prévention et l’autonomie). Par définition, une RRP est un lieu sécurisé adapté à l’accompagnement médico-social des personnes âgées, handicapées ou malades, accompagnées de leurs familles et aidants. Ce lieu est dédié à un temps de vacances inclusives, et répond à des besoins touristiques ou de loisirs.

Une réalisation à 8 millions d’euros

Pour réussir ce projet innovant, le tout premier en France, les pouvoirs publics -dont le Département et l’ARS cofinanceurs- n’ont pas lésiné pour sa réussite, avec un investissement de 8 millions d’euros. 8500 m2 de l’ancien CRF seront réhabilités et les travaux vont commencer dans les jours qui viennent. Avec quatre-vingts emplois à la clé, la RRP, qui ouvrira en 2027, est un levier majeur pour l’attractivité du secteur, sa dynamique démographique et économique. « Dans un monde à hue et à dia, conclut Olivier Baron, plein d’incertitude, de repli sur soi, de volonté d’exclure, cet établissement contribuera aussi à apporter un supplément d’humanité. » La RRP accueillera également des jeunes en difficulté.

Sous l’impulsion d’une élue combative et opiniâtre, qui a su fédérer les énergies, les compétences et les ressources, est né un projet exemplaire, qui va transformer un territoire anesthésié en bassin de vie porteur d’espoir.

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