L’État se mobilise pour lutter contre la détention et la consommation de protoxyde d’azote sur l’ensemble du département de la Haute-Garonne

À l’image du constat qui peut être fait au niveau national, le département de la Haute-Garonne est concerné par la recrudescence de la consommation de protoxyde d’azote, en particulier chez les jeunes.

Le protoxyde d’azote, ou gaz hilarant, est une substance sous forme de cartouches ou bonbonnes, destinée initialement à la médecine ou à l’industrie, dont l’usage est détourné de sa fonction initiale.

Cet usage est, non seulement à l’origine d’une pollution environnementale visible et incitative, mais il présente surtout un risque important pour la santé publique.

En effet, cette pratique expose d’une part, à des risques immédiats (asphyxie par manque d’oxygène, perte de connaissance, brûlure par le froid du gaz expulsé de la cartouche, désorientation, vertiges, risque de chute, etc) et, d’autre part, à des risques en cas d’utilisation régulière ou importante (atteinte de la moelle épinière, carence en vitamine B12, anémie, troubles psychiques, etc).

Il présente également un caractère psychoactif et modifie la perception des conducteurs : sa consommation, en particulier au volant, représente donc un risque majeur, alors que la mortalité routière nationale est élevée cette année encore.

C’est pourquoi Pierre-André Durand, préfet de la Haute-Garonne a décidé, par arrêté préfectoral signé hier, le 22 janvier 2026, applicable à compter de ce jour, d’interdire jusqu’au 31 mars 2026, la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote, sous quelque forme que ce soit, à des fins récréatives détournées, sur l’ensemble des voies et espaces publics du département de la Haute-Garonne.

Il est également interdit de jeter ou d’abandonner dans l’espace public des cartouches ou tout autre récipient sous pression ayant contenu du protoxyde d’azote.

Cette interdiction ne s’applique pas aux usages professionnels ou médicaux dûment justifiés du protoxyde d’azote.

Toute personne, mineure ou majeure, surprise en train de consommer du protoxyde d’azote sur la voie publique s’expose ainsi à une amende pouvant atteindre 150€.

 

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