Mobilisée pour trouver des solutions concrètes aux éleveurs d’Occitanie impactés par la DNC, la présidente de Région Carole Delga a décidé d’activer la garantie d’emprunt Foster et en appelle aux acteurs bancaires pour obtenir des prêts de trésorerie à taux zéro.
Depuis 2023, l’agriculture d’Occitanie vit un état de crise permanent, en lien avec la multiplication des épizooties et des catastrophes climatiques. C’est un fait : notre agriculture s’appauvrit et sa capacité à produire est altérée.
La DNC a ajouté une énième crise aux crises successives. Dans cette situation, la Région est toujours à l’écoute, a pris ses responsabilités et agit :
– Mise en place d’un fonds d’aide d’urgence pour le rachat d’animaux dès le 12 décembre dernier, en plus du doublement de ses aides agricoles ces dernières années ;
– Participation active à la cellule de dialogue scientifique et proposition concertée d’évolution du protocole sanitaire, notamment pour les troupeaux vaccinés ;
– Multiplication des réunions de travail avec les éleveurs concernés et les représentants de la profession ; pourparlers avec le premier ministre, le gouvernement, le préfet de Région, etc. pour faire avancer les revendications.
Aujourd’hui, j’en appelle aussi à la responsabilité de l’ensemble des acteurs bancaires engagés pour le monde agricole. Sans attendre, la Région active sa garantie Foster afin de réduire les taux des prêts de trésorerie pour les éleveurs impactés par la réglementation sanitaire. J’attends des banques qu’elles fassent également un effort pour obtenir des prêts à taux zéro.
Enfin, je continue à m’opposer à la signature en l’état de l’accord de libre-échange UE/Mercosur, des voies de recours existent. Par ailleurs, avec mes équipes, nous sommes mobilisés pour que la prochaine réforme de la PAC prenne en compte le revenu des agriculteurs et les spécificités régionales, qu’elle subventionne l’emploi plutôt que l’hectare. Je le redis : une politique homogène à l’échelle nationale est une politique injuste.
En partenariat avec le monde agricole, la Région poursuit son travail initié depuis six mois pour élaborer son pacte de souveraineté alimentaire. Nous devons donner un cap et une stratégie pour les producteurs, mais aussi pour les distributeurs et les consommateurs. C’est une nécessité vitale pour la France.



