Créé par un décret impérial du 4 mai 1864, le canal de Saint-Martory bénéficie depuis son origine d’un droit de production hydroélectrique. Réseau31, gestionnaire du canal propriété du conseil départemental de la Haute-Garonne, mobilise aujourd’hui ce patrimoine historique pour développer une énergie locale, propre et renouvelable.
Un programme engagé au service de la transition énergétique.
Réseau31, syndicat mixte de l’eau potable de l’assainissement de Haute-Garonne, a en charge toute ou partie des services publics de l’eau potable, de l’assainissement, des eaux pluviales et des eaux brutes pour 530 000 habitants. Il poursuit son vaste programme de développement hydroélectrique initié en 2018 sur le canal de Saint-Martory. Ce projet s’inscrit pleinement dans la transition énergétique et la valorisation durable d’une infrastructure publique stratégique.
La collectivité vise la neutralité énergétique, c’est-à-dire produire autant d’électricité qu’elle en consomme sur ses ouvrages (usines de production, stations de pompage, stations d’épuration). Cela représente 20,5 GWh/an, soit la consommation annuelle de 9 300 habitants. Pour y parvenir, Réseau31 optimise la force motrice du canal et exploite les chutes d’eau disponibles afin de produire une énergie renouvelable, régulière et non carbonée.
Des micro-centrales pour doubler la production d’électricité verte. Déjà doté de quatre micro-centrales hydroélectriques, Réseau31 poursuit son programme en construisant cinq nouvelles à Labastidette, Mondavezan (2), Lherm et Muret. Avec ces équipements supplémentaires, la production d’électricité renouvelable doublera en passant de 8,8 GWh à 16 GWh par an soit 78% de sa consommation.
Un projet mené à bien, malgré un contexte contraint, dans un environnement économique et juridique particulièrement exigeant.
Réseau31 a dû affronter à la fois l’inflation post-Covid sur les matériaux et les travaux, ainsi que la diminution des tarifs de rachat de l’électricité. La récente levée des incertitudes juridiques en faveur de Réseau31 s’avère déterminante pour permettre la poursuite de son programme hydroélectrique et la pleine maîtrise de son patrimoine. À ces contraintes s’ajoutent des défis techniques : choix optimisé des turbines, interventions sur des ouvrages existants, et travaux concentrés sur la seule période de vidange annuelle d’un mois, nécessitant une organisation millimétrée.










