Le Cuing : Les abeilles de Claire et Mario, apiculteurs

Claire sur le marché de Montréjeau

Claire et Mario sont arrivés au village en novembre 2019. Ils ont démarré en tant qu’apiculteurs professionnels en 2020.

Elle est Toulousaine, lui Tarnais. Elle travaillait dans un laboratoire, lui comme couvreur. Mario ressentait une certaine lassitude dans son travail. Il était et est toujours passionné par le monde des abeilles. En 2018, il suit une formation à Auterive pour devenir apiculteur. Claire suivra la sienne en distanciel à Lannemezan et effectuera des stages chez des apiculteurs.

De l’hydromel avec le miel de tournesol.

C’est sur le Bon coin qu’ils repèrent l’annonce  de la vente de l’ancienne exploitation. Ils rachètent les bâtiments et les 200 ruches peuplées. Ils ont été aidés par la Chambre d’agriculture. « Nous recherchions un endroit un peu isolé mais près des commodités. Ici, nous sommes à 10mn de Saint Gaudens et de Montréjeau. Notre petite fille est en CP à Larroque », confie Claire.

La transhumance des abeilles

Leurs ruches sont installées dans un rayon de 50 km autour du Cuing, hormis celles qui produisent le miel de Tournesol qui sont positionnées dans le Lauragais. Avec ce miel, ils produisent de l’hydromel qui reçoit un bon accueil. Leur objectif, 1 000 litres/an. En plus du miel de tournesol, on peut trouver au Coin des abeilles du miel de printemps, de tilleul, d’acacia, de châtaigner et de bruyère. Ce dernier est produit dans la vallée d’Oueil.  » A partir du mois de juillet, il n’y a plus rien pour nourrir les abeilles. Nous pratiquons la transhumance. »

Leur production annuelle tourne autour de 6 tonnes, ce qui leur permet de vivre de leur métier passion. Les ruches sont placées sur leurs propres terrains, en fermage, ou en forêt avec l’accord de l’ONF. Leur production est vendue sur trois marchés : Montréjeau le lundi matin –Lannemezan le mercredi matin et Frouzins le dimanche matin. On peut également trouver leur miel chez de revendeurs, tel la pâtisserie Subervielle à Montréjeau.

Et la mortalité des abeilles ?

« La moyenne nationale est de 30% », indique Mario. « Pour nous, c’est de l’ordre de 10 à 15%. Ce sera certainement un peu plus cette année. »

Les principales causes de mortalité sont la pollution (pesticides, fongicides), le frelon asiatique bien entendu et la sélection génétique pratiquées par certains apiculteurs. « Les abeilles trouvent aussi de moins en moins de nourriture, dû en partie à l’arrachage des haies. Et puis il y a le varroa, un acarien destructeur, bien plus que le frelon asiatique. Et pour le traiter, il n’y a pas de produits miracles. »

Des projets

En juin 2024, ils créeront un GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun), par association.

Claire et Mario ont également un projet d’agrotourisme par la création d’un gîte. Claire souhaiterait également créer un rucher école pour la formation des particuliers.

Comme on peut le voir, ces deux jeunes apiculteurs n’ont pas les deux pieds dans le même sabot en se projetant dans l’avenir.

Vous pouvez les retrouver sur leur page FB https://www.facebook.com/profile.php?id=100063580341398

 

 

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