Rieux Volvestre : Le triomphe des fêtes du Papogay

Depuis plus deux ans les arquierots de la compagnie des archers avaient été contraints de baisser les arcs pour cause de pandémie. Un crève coeur et une situation tellement rare dans l’historique du Papogay qu’elle fera date et sera inscrite dans le marbre pour les siècles à venir.

C’est dire combien les archers avaient hâte de se retrouver sous le mât pour en découdre avec ce papogay qui les nargue chaque année à 45 mètres de haut. Mais il n’y avait pas que les archers qui étaient impatients de voir revenir le premier dimanche de mai. C’est tout la ville cité de Rieux Volvestre ! Ce village au fort caractère est très ancré dans cette tradition qui remonte au moyen âge. C’est le jour le plus important de l’année où la Royauté passe même avant la République. Le public, en manque de tel spectacle grandiose à cause de la pandémie, a répondu en masse. Il y avait foule et tout était réuni pour que la fête soit belle.

Des landais sur des échasses, des paysans moyenâgeux, des musiques occitanes ou traditionnelles et des centaines de costumes plus chatoyants les uns que les autres ont ébloui les spectateurs présents qui recevaient des brins de muguet en signe de porte bonheur. Les archers avaient revêtu leurs habits de lumière traditionnels avec leur couleur vert et jaune et ils portaient fièrement leur arc décorés de fleur pour l’occasion. Les chars rénovés transportaient les triomphants du dernier Papogay et brillaient de mille feux. Une délégation catalane et belge était également présente.

Comme le veut la tradition c’est madame le Maire qui a tiré la première flèche. Seule femme autorisée à effectuer ce geste symbolique. Après avoir respecté 1 minute de silence pour les archers disparus, la tradition pouvait s’accomplir et 130 frères ont réalisé le rituel .

Les flèches fusaient de partout et l’on entendait claquer certaines d’entre elles quand elles touchaient l’oiseau. Des ooooh et des aaaah accompagnaient ces frappes et les archers s’encourageaient par des « Allez Allez ». Le papogay s’est bien défendu obligeant les archers à faire feu de tous bois et plusieurs volées. Après plus d’une heure, il a commencé à pencher et la fébrilité était à son comble avec une tension palpable. Et d’un seul coup, il tomba au sol accompagné de cris de victoire et de joie. C’est le jeune Pierre Cerrutti qui leva les bras au ciel en signe de victoire bientôt porté par les archers. Des larmes de joie et de bonheur coulait sur son visage, il venait de réaliser le rêve de tout archer : Devenir roi du papogay et rentré dans l’histoire. Une famille rivoise bien connue dont le père a été de nombreuses années secrétaire de mairie et la maman infirmière libérale qui respire la tradition. Tonton Gérard ancien maire de Mailholas et agriculteur a déclaré avec humour : «  Bé va falloir tuer une vache pour le repas de l’année prochaine »

La veille c’est Clément Courtoux qui devenait roi des petits et Clément Ruggiero, dont Papa et Maman sont sous officiers pompiers à Rieux Volvestre, roi des moyens.
Interrogé Jérôm Fréchou président des archers du Papogay déclarait combien tout le monde était heureux que cette tradition reprenne enfin. Une belle année qui a demandé beaucoup de travail à tout le bureau, avec une vraie réussite à la clé.

Toutes les photos demain dans un prochain article

 

 

 

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