Les Tourreilles : De la spiruline pour notre vitalité

Une vue à couper de souffle, face aux Pyrénées. C’est là, sur une exploitation de dix hectares que Stéphane Gaggegi et son épouse produisent la spiruline au sein de leur société Spiru’bulle.

La spiruline, c’est quoi ?

Présente sur terre depuis plus de trois millions d’années, la spiruline est une cyanobactérie de forme spiralée. Elle possède de multiples vertus nutritionnelles exceptionnelles : protéines, fer, vitamines, minéraux et oligo-éléments. De nombreux organismes internationaux la reconnaisse comme l’aliment le plus complet au monde. Certains médecins commencent à la prescrire car très riche en fer et très digeste.

De mécanicien à agriculteur

Stéphane, 44 ans est père de trois garçons. Bac pro de mécanique automobile en poche, il travaille quelques années dans ce domaine. Mais cet amoureux de la nature s’oriente ensuite vers une formation d’élagueur à la corde, métier qu’il exerce encore actuellement en période hivernale. Il travaille pour la mairie d’Auch et celle de L’Isle Jourdain.

Il découvre la spiruline et ses bienfaits depuis plusieurs années. Lorsqu’il décide de se reconvertir, il se met en disponibilité pour suivre des formations et se lance. C’est en 2020 qu’il achète l’exploitation. Après de gros travaux : serre bitunnel, laboratoire (coût total, un peu moins de 100.000€, financés à 50% par le FEAMP (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche), sa première production sort le 26 août dernier. C’est-à-dire quasiment en fin de saison qui s’étale du début du printemps au début de l’automne.  « La spiruline arrive en France dans les années 60. C’est Jean-Paul Jourdan, dans le milieu des années 70 qui va la vulgariser et surtout la développer pour des pays où la malnutrition sévit », explique Stéphane.

De la culture à la consommation

La spiruline est cultivée dans de grands bassins d’eau légèrement salée et brassée. Actuellement, ce sont deux bassins qui sont en service, soit 150 m². A terme, ce sera 300 m².

La récolte se fait au moyen d’une épuisette ou d’une récolteuse alimentée par une pompe de surface. Après une double filtration, elle va être pressée en laboratoire et pourra alors être consommée ainsi dans un délai de deux jours. Ensuite, c’est l’extrusion où la spiruline sort sous la forme de spaghettis. Puis le séchage. « Je mets la spiruline à sécher dans une petite salle équipée de ventilateurs, d’un déshumidificateur et d’un système de chauffage relié à un panneau solaire pour les jours où l’ensoleillement est optimal. C’est une étape importante. » Sèche, elle va être alors concassée et analysée avant le conditionnement.

Pratique

« Je fais partie de la Fédération française des spiruliniers de France. Au sein de ce collectif, il y a beaucoup d’entraide. »

Les ventes se font auprès de sportifs notamment, directement sur l’exploitation (6, chemin des Hourquets), et par Internet (https://www.spirubulle.com/). 06 78 78 80 12.

 

 

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