Ponlat Taillebourg : Méthaniseur, pourquoi en avoir peur ?

Pourquoi la population, l’association Bien vivre en Pays Commingeois (BVPC), sont-elles vent debout contre l’installation d’un méthaniseur sur la commune ?

Oui, pourquoi ? Mardi 23 novembre, lors d’une réunion de travail, il a été dit par les porteurs du projet et ceux qui les accompagnent, qu’il n’y aurait aucune nuisance olfactive. Que « l’engrais organique de qualité inodore et assaini était utilisable en agriculture biologique ».  Que la circulation sur la route menant au méthaniseur serait faible. Que toutes les mesures seraient prises pour éviter une pollution. Que, suivant deux récentes études, il n’y aurait aucun impact sur la valeur des biens immobiliers.

Les participants

A signaler que cette réunion de travail était à l’initiative de Métha 31210 (GAEC des Coupets, EARL du Goutil (Olivier Beaufils), GAEC Soulé, Romain Brune. Avec l’appui de Ter’Green et Pierre Assemat du Tarn). Elle était animée par Constant Delatte de l’agence Quélia, concertant dédié aux énergies renouvelables.

Les maires des communes voisines étaient bien présents. Seule la maire de Villeneuve de Rivière était excusée ainsi que la DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt). Présents également, trois représentants de la Communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges, deux du PETR (Pôle d’équilibre territorial et rural), un de la Chambre d’agriculture, de Terega (gestionnaire du transport de gaz), Naskeo (méthaniseur), un de la Confédération paysanne. Et bien entendu des membres de l’association BVPC.

A signaler également qu’à l’origine, la presse n’était pas invitée… Après négociation avec Constant Delatte et soutenu par Gilles Fourties, maire de la commune, Petite République a pu accéder à la salle.

A l’extérieur, une cinquantaine de manifestants anti méthaniseur se sont fait entendre durant les deux heures de réunion, au moyen de casseroles, trompettes et autre sirène.

L’historique

Le projet de ce méthaniseur est sur les rails depuis le dernier trimestre 2019 (https://www.petiterepublique.com/2020/01/22/ponlat-taillebourg-methanisation-cest-non/). Deux réunions publiques, à l’initiative de BVPC se sont tenues (https://www.petiterepublique.com/2020/01/26/ponlat-taillebourg-methanisation-reunion-publique/ – https://www.petiterepublique.com/2020/02/24/ponlat-taillebourg-methaniseur-la-colere-monte-la-population-mobilisee/. Enfin, une réunion à Montréjeau, à laquelle BVPC n’était pas invitée, en présence de la Sous-préfète se tenait en octobre dernier ( https://www.petiterepublique.com/2021/10/07/montrejeau-ponlat-taillebourg-methanisation-cest-toujours-non/).

Une soirée aux échanges tendus

Après un tour de table, entrée dans le vif du sujet avec une question du maire de Ponlat à François Adoue sur l’amortissement d’un tel projet, dans la mesure où cet agriculteur est ou va être en retraite. D’après Olivier Beaufils, l’amortissement se ferait sur huit ans. Il assure également vouloir pérenniser son activité agricole et dit s’inscrire dans la protection de l’environnement.

Raymond Joube du PETR, pose la question aux opposants : « êtes-vous contre le méthaniseur ou contre son emplacement ? »

« Depuis que le projet a été connu, les terrains ne se vendent plus », plaide le maire de Ponlat. « J’ai accordé des permis de construire en juillet 2019 à des jeunes qui s’endettent pour vingt ou trente ans. Ils sont situés à proximité du projet. »

Une distance de 1000 à 1200m du méthaniseur à une première maison, serait acceptable par la population. D’après le projet, la première maison est à 435m. Distance par ailleurs contestée par les opposants.

Jean-Loup Gormand, secrétaire de BVPC s’adresse aux porteurs de projet : « s’il n’y avait pas de subventions, auriez-vous monté ce projet ? ». La réponse est unanime : non.

L’emploi

Ce sont deux équivalents temps-plein qui seront créés. Ce qui, au vu des subventions distribuées, est ridicule d’après les opposants.

En conclusion

Il est évident que les porteurs de projet n’ont pas convaincu les opposants. Il est toutefois prévu pour une dizaine de personnes, maires et association, une visite d’un site similaire en service. Ce dans un rayon d’au maximum deux heures de route. Sur place, ils demanderont à rencontrer les élus et les habitants.

Les opposants au projet demandent également la tenue d’une réunion publique, avec toutes les parties. Au plus vite.

Notre démarche

BVPC : https://www.facebook.com/bienVvivreEnPaysCommingeois/

 

 

 

 

 

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