Décidément, l’intention de l’Etat de saccager 11 hectares de terres agricoles à Muret pour implanter une nouvelle prison rencontre des oppositions de plusieurs ordres.

Ce projet a été rendu public le 13 juillet, en plein cœur de l’été, discrètement. Le préfet de région, obéissant à ses employeurs, a rendu un avis favorable à la construction d’une nouvelle prison.

Mais c’était sans compter sur les veilleurs, les sentinelles civiques.

C’était tout le sujet de la réunion publique initiée par la Ligue des Droits de l’Homme (L.D.H.) ce mardi 9 novembre. Une cinquantaine de personnes, malgré les problèmes de communication pour annoncer ce débat public, s’était déplacée.

Après une présentation par la présidente de la section de Toulouse de la L.D.H., Caroline Mourgues, et de Samuel Gautier, responsable du site d’Emmaüs accueillant des détenus en aménagement de peines, de la situation globale de la détention en France, le sujet plus spécifique de la troisième prison à Muret fut abordé.

C’est ainsi que l’auditoire a appris que la municipalité, le collectif de riverains, France nature Environnement ont déjà enclenché des recours auprès du tribunal administratif.

L’étape suivante sera une réunion publique le 24 novembre à la bourse du travail de Toulouse, 19 Place Saint-Sernin, à 20h avec la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, qui présentera son rapport publié au Journal officiel du 13 juillet 2021 sur des recommandations en urgence relatives au centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses.

Enfin, et pour faire suite à la première rencontre du 9 novembre, le lendemain, 25 novembre, une réunion publique organisée par le collectif muretain abordera les problèmes soulevés par cette troisième prison.

Cela se tiendra à 20h au 33 rue du Languedoc, à Ox.

Quels impacts sociétaux pour les riverains : agricoles car destruction de 17 hectares de terres cultivées ou cultivables, pollution sonore (lié aux transferts pénitentiaires, aux circulations suspectes et autres appels vocaux d’un coté à l’autre de l’enceinte lors de livraisons illégales),  pollution lumineuse liée à l’éclairage 24h/24 du site ?

L’état ne tenant pas les citoyens informés, venez entendre la voix de ceux qui ont réfléchi aux conséquences d’un tel projet, sans oublier de réfléchir aux actions dans le futur !