L’encrage dans la durée – manifestation anti-Passe-sanitaire  à Saint-Gaudens du samedi 16 octobre. 

C’est un noyau dur et conséquent qui s’est retrouvé à Saint-Gaudens pour proclamer encore et toujours le refus du Passe-sanitaire, donnant l’impression d’une volonté de s’inscrire dans la durée.

Dorénavant chaque manifestation souligne sa mission d’information par une prestation artistique, une façon de rappeler que les acteurs du spectacle vivant sont lourdement impactés par la mise en place du Passe-sanitaire. La manifestation s’est achevée par une petite représentation théâtrale de la troupe par des professionnels.

Au fil des rendez- vous successifs initiés par Liberté-Comminges, le sérieux des interventions comme de la détermination côtoient le côté festif déambulatoire et musical. Les arguments se veulent incisifs en rappelant les situations de précarité que vivent les soignants en incapacité de pouvoir travailler, se retrouvant sans ressources.

Si dans le paysage médiatique il ressort l’impression d’un consentement majoritaire à la politique sanitaire, pour une frange de la population non-négligeable en Comminges, ces deux années auront nourri une véritable  soif de comprendre les ressorts de cette crise : « Cette mesure liberticide de l’obligation vaccinale pour les soignants cache la dégradation des moyens hospitaliers, aggravée par le retrait des personnels qui refusent la vaccination ». Nous avons entendu un texte émanant d’un collectif de jeunes étudiants rappelant la promesse sans effet du Ministre de la Santé en avril 2020 de passer de 5000 à 12000 lits en réanimation, ainsi que l’évocation du déficit de la sécurité sociale qui serait passé de 1.9 milliards d’Euros en 2019 à 38 milliards d’Euros en 2021. Ce serait également la fermeture de 100000 lits effectués ces vingt dernières années.

Pour le RDV du samedi 23 octobre, il aura lieu à 14h. Il sera suivi d’un spectacle vivant intitulé : « L’âne et le bouc ». Le label de ce nouveau rassemblement sera : Stop à la stigmatisation ! Restons libres et solidaires, avec une évocation de l’histoire des canuts  de Gascogne, une population vivant dans une organisation sociale séparée durant plusieurs siècles, un apartheid qui s’est éteint au 19ème siècle.