Il en est ainsi, la guerre est déclarée entre deux syndicats des eaux de territoires proches, voire anciennement partenaires.

Le SAGe (Saudrune, Ariège, GaronnE), syndicat de gestion des eaux du Muretain, a lancé une attaque contre le SIECT (Syndicat Intercommunal des Eaux du Coteau du Touch) depuis de nombreux mois.

La manœuvre consisterait à faire venir 14 communes  du Muretain Agglo membres du SIECT vers le SAGe, vidant le SIECT de ces 14 communes plus urbaines- mais pesant 16 000 abonnés sur les 35000 actuellement- et de laisser le SIECT gérer les communes rurales avec des réseaux de distribution très longs.

Paul-Marie Blanc

Paul-Marie Blanc, président du SIECT

Le SAGe reprendrait l’usine de production de Lherm, dont le coût a été de 13 millions d’euros depuis 2008.

De plus, selon son rapport d’orientation budgétaire 2020, le  SAGe doit réaliser 30 M€ d’investissements en 3 ans.

Le fait de transférer ces 14 communes permettrait de réduire l’augmentation du prix de l’eau.

De son côté, le président du MuretainAgglo a demandé son retrait du rôle de représentation-substitution des 14 communes ayant exprimé le souhait de se retirer du SIECT.

Le préfet et la commission départementale de coopération intercommunale ont donné un avis défavorable à ce projet.

Le SIECT a introduit deux recours, l’un au Tribunal Administratif de Toulouse et l’autre au Conseil d’Etat, sans réponse à ce jour.

Comme la reprise est fixée au 1° octobre 2021, le MuretainAgglo va se mettre en ordre de marche, puisque les recours ne sont pas suspensifs et que les procédures risquent de prendre plusieurs mois.

Ce mardi, devant la salle où se déroulait la réunion du MuretainAgglo, une trentaine de maires concernés, leurs adjoints et le personnel de gestion des eaux du SIECT sont venus exprimer leur désaccord.