A l’image de leurs collègues au national, les professeurs du Lycée Martin Malvy ont suivi en nombre la grande journée de mobilisation du 23 septembre dernier. Une mobilisation liée aussi à la situation locale avec des classes surchargées en 1ère en particulier et des enseignants qui ne sont toujours pas nommés… et donc des classes qui n’ont pas d’enseignants.

“La communication gouvernementale le dit régulièrement sur les ondes, on peut discuter de tout sauf des chiffres… Depuis 2017, 7 490 emplois ont été supprimés dans l’éducation nationale, alors même que les effectifs ont augmenté de 63 662 élèves. Pour garder simplement le taux d’encadrement de 2017, il aurait fallu au contraire créer 7 564 postes… le déficit réel aujourd’hui est donc de 15 054 emplois. La rentrée 2021 n’échappe pas à cette logique avec 36 499 élèves de plus et 1883 suppressions d’emplois dans le second degré public. Il convient d’y ajouter les 650 postes offerts aux concours et non pourvus pour comprendre les manques criants de cette rentrée” expliquent les enseignants en grève avant de parler de leur propre situation :

“Le lycée Martin Malvy n’échappe pas à cette réalité avec des enseignants non-nommés qui pénalise fortement la scolarité des élèves. Il manque en effet à ce jour un BMP de 4h en Histoire Géographie, un BMP de 3h en art plastique, un BMP de 8h en anglais et le remplacement de notre collègue en congé maternité vient enfin d’avoir lieu après 15 jours d’école. Le demande d’un second CPE n’a pas été accordée, mais il est vrai qu’il n’y a eu cette année aucune création de poste de CPE, AS, PsyEN, Infirmiers, médecin et poste administratif. Les personnels enseignants et d’éducation dénoncent cette situation qui empêche le service public d’éducation nationale de mener à bien sa mission auprès de la jeunesse de ce pays et qui localement, pénalise les élèves qui nous sont confiés. Nous réclamons donc que ces postes soient immédiatement pourvus, donnant ainsi à chaque élève du lycée Martin Malvy les enseignements auxquels il a droit”.