Solidarité Enfance Internationale (S.E.I.) vient de tenir son assemblée générale au siège social à Rieux Volvestre. Rappelons que cette association est née à la fin de l’été, l’année dernière, en pleine crise covid et dans cette ambiance particulière où les mots générosité et solidarité devaient permettre l’éclosion d’un nouveau monde.

S.E.I. est en soutien de 269 enfants vivant à Bamako au Mali dont 76 sont hébergés, dans des conditions précaires, dans un orphelinat. Ce lieu est né de la volonté d’Aicha, une femme malienne qui a fait don de soi pour sauver des enfants au parcours chaotique dont certains ont vu mourir leurs parents dans d’atroces conditions, victimes de luttes ethniques ou du terrorisme.

En seulement 1 an et avec la générosité des donateurs, SEI a pu reconstruire 6 salles de classe et les meubler pour la plus grande joie des enfants qui peuvent apprendre dans de meilleures conditions. Actuellement ce sont des WC, des lavabos et le système d’assainissement qui sont en construction. Les besoins sont immenses tant la situation est précaire mais la volonté est là. Le Mali est en grande difficulté et la pauvreté fait des ravages. Aicha vit au jour le jour pour nourrir les enfants, les habiller, les protéger sans aucune garantie d’avenir.

Petite République : Faut avoir du courage pour s’occuper d’un orphelinat au Mali ?

Le président : Il ne faut pas écouter tout ce qui est raconté dans les médias. Nous allons une fois par an à Bamako et nous ne nous sentons pas en insécurité. Bien sûr il faut rester dans les zones sécurisées comme Bamako. Nous sommes très bien accueillis par les autorités et la population.

Petite République : Pourquoi le Mali ?

Le président : J’ai travaillé au Mali pendant plus d’un an comme expert auprès du Ministère de la sécurité dont je ne suis pas autorisé à parler. Je connais bien ce pays où j’ai lié des connaissances fortes avec le peuple malien et notamment avec ceux que l’on ne voit pas. Gérer une telle souffrance à titre personnel était devenu trop dur à plein de niveaux. Des rencontres de personnes altruistes en Volvestre et ailleurs ont permis de créer SEI.

Petite République : Et concernant les fonds ?

Le président :  C’est le bouche-à-oreille qui a fonctionné et chacun, nous avons beaucoup sollicité nos connaissances. Des grands magasins locaux nous ont aidés comme Carrefour Carbonne et Montesquieu mais également des commerçants à l’instar d’un salon de coiffure carbonnais qui a organisé une tombola rapportant plus de 1000 euros. Il y a du pain sur la planche. La fondation Air France a décidé de ne pas nous soutenir cette année mais nous renouvellerons notre candidature à projet pour l’année prochaine. À ce propos, nous sommes d’ailleurs en régulière recherche de toute proposition d’appels à projets correspondant aux valeurs que nous souhaitons défendre. Nous sommes également à la recherche de mécènes, investisseurs ou soutiens financiers.N’hésitez pas à vous manifester auprès du journal qui fera suivre.

Nous avons également fait un vide grenier grâce à l’investissement de notre secrétaire Sylvie Pirès et au FCPE Chanfreau, association des parents d’élèves de Carbonne. Des projets de concert, de partenariat avec la MJC ou l’école de musique sont en cours.

Petite République : Peut-on faire des dons ?

Le président : Oui bien sûr et ils nous seront vraiment utiles car les besoins sont immenses. Il y a 15 jours il n’y avait plus de lait pour nourrir les bébés et nous sommes intervenus dans l’urgence.

Soit par internet :

https://www.helloasso.com/associations/solidarite-enfance-internationale-s-e-i/formulaires/1

Soit par courrier à l’adresse :

Solidarité Enfance Internationale Peyatte 31310 RIEUX VOLVESTRE

Rappelons que S.E.I. est une association d’intérêt général autorisée à délivrer des reçus fiscaux vous permettant de récupérer 66 % de la somme donnée. Quand vous donnez 100 euros vous ne donnez en fait que 44 euros.

Nous retournons en délégation du 12 au 21 novembre 2021 au Mali. Dans cette mission un médecin qui nous accompagne fera un bilan de la situation sanitaire. De nombreuses rencontres sont inscrites à l’ordre du jour du voyage.