Les gendarmes de la brigade des recherches de Muret et de la communauté de brigades de Carbonne ont mis fin à un petit trafic de cannabis dans le Volvestre. Pourtant la plantation était bien cachée !

Les faits se déroulent sur les coteaux situés au-dessus de la commune de Rieux Volvestre, sur un terrain en friche en pente où personne ne va jamais ou presque. Faute à pas de chance, un tracteur est passé à proximité d’une plantation qui ne ressemblait pas du tout à des pieds de tomates ! Déjà dans le passé de telles cultures avaient vu le jour dans le même secteur. Les propriétaires n’avaient d’autres choix que d’aviser la gendarmerie. Sans être un grand spécialiste, il ne pouvait s’agir que de pieds de cannabis d’une belle stature puisque la récolte s’opère généralement au mois d’octobre.

La priorité gouvernementale étant actuellement la lutte contre les stupéfiants, les gendarmes ont été tout ouïe au récit d’une telle histoire. Un repérage des lieux et une mise en place d’une surveillance allaient corroborer ce que les gendarmes soupçonnaient déjà. Non loin de l’endroit vivent deux « frères » d’une vingtaine d’années.

Mieux vaut tenir que courir : Avant d’aller interpeller les 2 individus, les gendarmes procédèrent à la récolte. Ils restaient sur site encore une trentaine de pieds d’une hauteur moyenne de 2,80 mètres. Une bonne terre et des cultivateurs d’un nouveau genre qui avaient pris le soin de bien arroser leur plantation. Une seconde plantation d’une quinzaine de pieds était également découverte sur la commune de Montesquieu Volvestre. Il faut savoir se diversifier et mettre ses œufs dans plusieurs paniers !

Une opération d’interpellation était organisée au domicile des adeptes du retour à la nature. Malheureusement pour eux ce qui allait être découvert ne laissait pas de doutes sur une revente éventuelle de la production en écartant la simple consommation de stupéfiants. Plus d’1 kg de produits stupéfiants (mélange de têtes et de feuilles, de la résine, de l’herbe), 200 pochons destinés au conditionnement, une balance et une dizaine de plantes supplémentaires étaient découverts et placés sous scellés.

Après une mise en garde à vue où il était difficile de ne pas reconnaître les faits, nos délinquants étaient déférés devant la justice. Pour éviter un procès devant une juridiction correctionnelle, ils ont décidé d’accepter un plaider coupable. Ils ont accepté une condamnation à des peines de 10 à 12 mois avec sursis.

Ce que l’histoire ne dit pas c’est que 4 pneus ont été crevés dans cette affaire ! Fait du hasard ou bien représailles pour avoir averti la gendarmerie ? Il y a des hasards qui sont difficiles à percevoir mais la Vérité est parfois complexe.